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TIMITAR assure la production de l’album «Talalit» du groupe INOURAZ

  Fidèle à sa vocation à promouvoir la chanson et la culture amazighes, par le soutien des productions artistiques musicales, le comité d’organisation du festival TIMITAR perpétue cette tradition pour la septième année consécutive, en sélectionnant, cette année, le groupe INOURAZ, pour la production de son nouvel album «Talalit», qui signifie la «Naissance» en langue Amazigh.

  «Talalit» est le septième album produit, en intégralité, par le festival, après les six albums, déjà produits, pour le groupe «Amarg Fusion», l’artiste «Feu Amouri Mbarek», le groupe «Oudaden», le groupe  «Izenzaren», le groupe «Imghrane» et le groupe «Izenzaren chamkh ».

  Inouraz, «espoir» en amazigh, est un groupe marocain de musique berbère amazigh qui s’est formé en 2006. Cinq musiciens, emmenés par Khalid El Berkaoui, réunis par le désir de la créativité d’une musique spirituelle où l’audace ne recule jamais devant le désir d’aller à la rencontre de nouvelles sonorités, comme pour lever un coin de voile sur une part du monde qui nous était jusque là inconnue. Des musiques figées dans les codes ancestraux brisent les frontières avec une réjouissante liberté et n’hésitent pas à explorer d’autres territoires, des patrimoines musicaux inattendus. Les limites volent en éclats, la musique, ici, se réinvente d’autres horizons pour réunir deux frères ennemis, Est et Ouest, sur le fil d’une singulière portée.

  Cette libre partition ne laisse pas d’affirmer sa naissance dans le Moyen Atlas. Comme si chaque note portait sur son front son lieu d’origine pour mieux aller à la rencontre des autres. Car c’est un Moyen Atlas non pas replié sur lui-même mais ouvert, transfiguré par le bonheur que lui vaut le contact des autres. L’oreille débusque ça et là des sonorités qui viennent de la planète jazz, mais d’ailleurs aussi. C’est dire que le voyage, auquel est convié l’oreille, est d’une richesse inouïe et qu’il requiert du temps pour être déchiffré à sa juste mesure, s’il se laisse savourer d’emblée.

  Des instruments traditionnels s’emploient à donner le meilleur d’eux-mêmes. Inouraz fait la part belle aux ribab, loutar, gambri, tamatam, nnaqous, ta3rija, bandir… comme pour célébrer la mémoire, cette vaillante gardienne qui a su les maintenir, dans l’adversité, à travers les âges. Mais il n’y a, dans cette célébration, aucun désir d’affirmer une vérité qui exclurait les autres. Pour se joindre à ces instruments, Inouraz convie le def Iranian et Calbass afriquin et la table indienne, avec une poignante humilité.

  Etre à l’écoute du monde semble être le seul but de cette musique, pour mieux s’approcher de soi, dans une paisible intimité, comme dans le secret d’une alcôve, un voyage au fond de soi. La musique d’Inouraz est un miroir fait de sons qui permet d’entrevoir cette paix intérieure que nous portons en nous et que le bruit et la fureur du monde nous empêchent d’entendre clairement au grand jour. C’est une musique qui clame sa foi en l’homme et dont le credo n’est que de dire la liberté.

  Le groupe INOURAZ est composé de Karima Boutadoute en Vocal, Khalid El Berkaoui en Percussions Traditionelle, Mustapha Amal en Ribab et Loutar, de même que El Hassan Boumlik en Loutar et Ribab et finalement Omar Akhatar sur Guitar classique, Bass et Gambri.

 

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