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Revue de presse économique hebdomadaire

L’introduction de Marsa Maroc en Bourse, les fonds de réserves des organismes de prévoyance et des compagnies d’assurance, l’impact des zones de libre-échange sur l’industrie ou encore les ventes en solde constituent les principaux sujets auxquels la presse économique consacre, cette semaine, ses gros titres, analyses et dossiers.

« Finance News » s’est intéressé dans sa rubrique « Bourse & Finance » à l’introduction en Bourse de Marsa Maroc. L’entreprise spécialisée dans l’exploitation de terminaux et quais portuaires, devenant ainsi la 76ème société cotée et la 3ème du secteur « service de transport ».

L’Hebdomadaire fait savoir que le démarrage de Marsa Maroc en Bourse est « spectaculaire » avec une réservation à la hausse lors de la première séance, portée par quelques millions de titres à l’achat qui ne trouvent pas suffisamment de contrepartie.

Dans ce sens, l’hebdomadaire précise que Marsa Maroc est cotée au premier compartiment, son Ticker est MSA et le nombre d’actions total est de 22 millions d’actions, dont 7,339 millions sont détenues par le pacte d’actionnaires. En outre, la capitalisation au départ était de 4,7 milliards de dirhams (MMDH).

Marsa Maroc a également eu la faveur de quasiment toutes les sociétés de Bourse. Certains brokers, comme BMCE Capital Bourse, la valorisent à 69 DH, quand d’autres estiment que la vraie valeur de l’action est de 81 DH, comme Crédit du Maroc Capital, constate la publication, ajoutant que les opérateurs attendent avec impatience la réaction du marché et le comportement du titre pendant les premières semaines, car cela devrait relancer la tendance haussière sur l’ensemble du marché après un mois de juin baissier.

A moyen terme, le bon comportement du titre serait salutaire pour le reste de l’année boursière, voire plus. D’un point de vue stratégique, la réussite de l’opération sur le marché secondaire devrait inciter l’Etat à relancer ses opérations de privatisation, relève encore « Finances News ».

Pour sa part, « La Vie Eco » braque les projecteurs sur les fonds de réserves des organismes de prévoyance et des compagnies d’assurance, faisant remarquer que ces établissements se retrouvent chaque année avec des milliards de dirhams de réserves techniques représentant les engagements futurs envers la clientèle.

En effet, les fonds de réserves de la CMR (Caisse marocaine de retraite), RCAR (Régime collectif des allocations de retraite), CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale) et la CIMR (Caisse Interprofessionnelle Marocaine de Retraites), s’élèvent, fin 2015, à plus de 258 MMDH, en croissance moyenne de 6,7 pc sur les 6 dernières années, fait savoir la même source qui cite des chiffres de l’Autorité de contrôle des assureurs et de la prévoyance sociale (ACAPS).

La publication s’interroge ainsi de ce que l’on peut faire de cet argent et si l’on peut lui envisager une autre allocation pour en faire bénéficier autrement l’économie tout en optimisant les rendements.

En 2015, 51 pc de ces réserves ont été mis dans des produits de taux (bons du trésor, TCN…), 44 pc ont servi pour acheter des actions, 4 pc sont investis dans l’immobilier et 1 pc est placé dans d’autres classes d’actifs, rapporte l’hebdomadaire, précisant que le rendement des placements, tous actifs confondus, tourne autour de 3 pc, soit un niveau jugé correct par l’autorité de contrôle, eu égard aux dernières évolutions du marché financier.

« La Vie Eco » s’arrête également sur les excédents réalisés par la Caisse nationale des Organismes de Prévoyance sociale (CNOPS) et qui remontent, à fin 2015, à 60 millions de dirhams (MDH), soit le plus faible enregistré depuis 2012, relevant que cette situation est d’autant plus alarmante que le rythme de baisse est rapide.

En 2014, ces excédents étaient encore à 364 MDH, au lieu de 458 MDH en 2013 et 551 MDH en 2012, note l’hebdomadaire, ajoutant que la situation actuelle s’explique par la hausse de 300 MDH de ses prestations, alors que les cotisations n’ont augmenté que de 1,7 pc, à 4,7 MMDH.

Par ailleurs, la publication fait observer que la Caisse souffre, hormis la faible augmentation des cotisations, du coût élevé des soins et/ou de leur fréquence.

En effet, le nombre d’assurés et celui des bénéficiaires du régime n’ont que peu augmenté par rapport à 2014. Les premiers sont passés de 1.254.192 à 1.255.593, soit une légère évolution de 0,1 pc, alors que les seconds totalisent 3.049.172 en 2015 contre 3.029.803 un an auparavant, fait savoir encore l’hebdomadaire, citant le dernier rapport de la CNOPS, présenté récemment lors de son conseil d’administration.

Sous le titre « Zones de libre-échange: Un impact mitigé sur l’industrie », « Finance News » s’est focalisé sur la nouvelle charte d’investissement, en tant que cadre incitatif à même d’accompagner l’investissement industriel.

L’hebdomadaire précise que cette charte se distingue essentiellement par la clarté des offres qu’elle présente, comme l’octroi d’un statut zone franche aux grandes entreprises exportatrices se trouvant hors zones franches. Elle prévoit également la mise en place d’une zone franche par région.

« Finances News » note que « le leitmotiv est de ratisser plus large » et faire profiter les régions les moins favorisées, afin de garantir un impact palpable des zones franches sur le processus d’internalisation en marche depuis quelques années.

Par ailleurs, l’hebdomadaire ajoute que « la forte corrélation existant entre le niveau de l’investissement et le taux de croissance exhorte le ministre de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique à revoir sa copie et à se doter d’instruments actualisés à même de booster la formation brute du capital (FBCF) ».

« Finance News » relève aussi que « le Maroc s’est inscrit assez tardivement dans la stratégie de développement des zones franches (ZF) ». C’est à partir du milieu des années quatre-vingt-dix que le premier cadre juridique réglementant l’installation et le fonctionnement des ZF a été promulgué.

De son côté, « Challenge » consacre un dossier à l' »ambition industrielle » du Maroc face au « manque cruel d’ingénieurs », relevant que le Royaume accuse un déficit flagrant en population d’ingénieurs, alors que le pays fait de la ré-industrialisation un point nodal de son décollage économique.

Avec un ratio d’à peine 10 ingénieurs pour 10.000 habitants, le modèle ultra-sélectif des grandes écoles d’ingénieurs est de plus en plus décrié, car ne permettant pas d’atteindre les objectifs quantitatifs du pays (5.000 ingénieurs formés annuellement à l’horizon 2020), constate le magazine.

Par ailleurs, l’hebdomadaire note que tout le monde s’accorde sur le diagnostic du manque cruel d’ingénieurs au Maroc et du handicap que cela incarne pour le développementéconomique, voire pour l’intégration du pays dans les dispositifs industriels globaux des géants mondiaux de l’industrie.

Quant à l’employabilité, les ingénieurs d’État présentent le taux de chômage le plus faible au Maroc et ce, pour des raisons diverses, telles que les besoins croissants des secteurs en forte expansion, comme les travaux publics, logistique, aéronautique, automobile, agroalimentaire ou encore les NTIC).

Sur un autre registre, « Challenge » se penche sur le cadre légal de la vente en solde, mettant en exergue l’intervention du législateur pour mettre en place un dispositif juridique à même de préserver les intérêts aussi bien des commerçants que des consommateurs.

Alors que la période des soldes bat son plein dans de nombreuses villes marocaines, les commerçants en profitent pour réaliser un bon chiffre d’affaires, observe le magazine.

Toutefois, les soldes obéissent à des règles qui sont fixées par la loi relative à la protection du consommateur, note l’hebdomadaire, précisant que leur violation donne lieu au paiement d’amendes dont le montant varie entre 2.000 et 10.000 dirhams.

Dans le souci de protéger le consommateur contre des opérations commerciales trompeuses, la publicité portant sur les soldes obéit à des règles bien précises, souligne l’hebdomadaire, notant que toute publicité doit mentionner la date de début de l’opération, sa durée et la nature des articles sur lesquels elle porte.

Et d’ajouter que le même dispositif s’applique aussi aux soldes sur internet avec la seule différence qu’à une vente à distance. Le client dispose d’un délai de rétraction de sept jours, ce qui lui ouvre la possibilité d’échanger les articles achetés ou d’être remboursé des sommes déjà payées, sans avoir à justifier sa décision.

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