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Revue de presse économique hebdomadaire

La presseéconomique hebdomadaire a consacré cette semaine ses gros titres, commentaires et analyses à plusieurs sujets d’actualité, dont la célébration de la fête du Trône, le projet de loi de finances 2017, l’industrie automobile au Maroc, le contrôle de la conservation foncière, la nouvelle ligne de précaution et de liquidité (LPL) accordée au Maroc par le Fonds monétaire international (FMI) et l’initiative Africa50.

« Challenge » consacre un numéro spécial à la Fête du Trône, qui sera célébrée samedi 30 juillet. « La méthode de la gouvernance Royale s’est inscrite dans le long terme et a emprunté les voies de la restructuration de l’économie et de l’exercice de la responsabilité politique (…). Le Maroc est aujourd’hui celui des projets structurants, des politiques publiques sectorielles, mais aussi du combat contre les déficits sociaux dans les secteurs de la santé, de l’éducation et du pouvoir d’achat des catégories vivant encore dans la précarité », lit-on dans l’éditorial du magazine.

« Challenge » traite, dans ce numéro, plusieurs thématiques, notamment « Le Maroc politique et diplomatique », « Les chantiers qui vont changer le visage économique du Maroc », « Le Maroc social : un combat continu et renforcé », « Le Maroc législatif » et « Le Maroc, un exemple en matière de lutte anti-terroriste ».

Par ailleurs, l’hebdomadaire met l’accent sur les priorités du prochain gouvernement concernant le projet de loi de finances, précisant que l’accélération de la transformation structurelle de l’économie nationale, à travers la mise œuvre du Plan d’accélération industrielle, s’avère l’un des axes les plus importants du PLF17.

« Challenge » fait savoir que ce plan d’accélération industrielle insiste sur la consolidation de la dynamique des métiers mondiaux du Maroc et le développement des autres secteurs d’exportation et le renforcement de la compétitivité de l’économie nationale et la promotion des investissements privés.

L’hebdomadaire souligne que cette volonté s’aligne sur celle du département du Commerce et de l’industrie qui prévoit une refonte du Code des investissements, ainsi que plusieurs mesures fiscales incitatives pour les industriels.

S’agissant de la valorisation du capital humain et de la réduction des disparités sociales et sectorielles, « Challenge » précise que le prochain projet de loi de finances aspire à concrétiser la vision stratégique de réforme de l’enseignement, en rehaussant l’efficacité de la gouvernance dans le système éducatif et en renforçant la professionnalisation du parcours éducatif des élèves de manière à les aider à intégrer et s’acclimater plus tôt au monde du travail et des entreprises.

Pour sa part, la « Vie éco » jette la lumière sur l’industrie automobile au Maroc qui traversait une période de questionnement avec des opérateurs locaux fragilisés, des multinationales pas ancrées localement, une filière entièrement focalisée sur un seul constructeur, et, en conséquence, une plateforme marocaine non visible sur la carte internationale.

Le journal note que l’industrie automobile marocaine pâtit encore de nombreuses carences, précisant que le grand mal réside dans la faiblesse de la représentation des industries marocaines à capitaux locaux industriels locaux, dont le nombre a baissé de 40 en 2010 à 7 aujourd’hui. Le Maroc a perdu les industries de la pneumatique, des amortissements, des radiateurs, du vitrage et des ceintures de sécurité, ajoute la même source.

La démarche des écosystèmes basée sur un partenariat public-privé constructif et ouvert n’a pas manqué de donner des fruits très rapidement, tempère « La Vie éco », indiquant que sur l’ensemble des contrats de performance des cinq écosystèmes en activité (moteurs et transmission, câblage, métal et emboutissage, batterie et intérieur véhicule-sièges), les filières sont en avance sur toutes les rubriques (emplois, investissements, chiffre d’affaires additionnel et la profondeur supplémentaire apportée à la filière).

Aujourd’hui, l’automobile est le premier secteur exportateur du pays avec 49 milliards de dirhams (MMDH), contre 25 MMDH en 2012, et une évolution de 25 pc annuellement, et emploie 90.000 personnes (contre 75.000 en 2013), lit-on sur les colonnes de l’hebdomadaire.

L’Hebdomadaire s’est intéressé également à l’assouplissement de la mise en concordance des titres fonciers avec le bâti, relevant qu’au niveau de la seule ville de Casablanca, l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) recense actuellement plus de 35.000 appartements, villas et locaux commerciaux qui ne peuvent faire l’objet de transaction en raison d’écart entre les plans et le bâti.

Dans ce sens, la « Vie éco » précise que cette souplesse est néanmoins bien encadrée, le propriétaire est tenu de fournir l’attestation d’un bureau d’étude technique (BET) certifiant la solidité de la construction et son respect des règles de sécurité requise.

Le journal rappelle que ce traitement d’exception prendra fin le 31 décembre 2018 et ne peut profiter qu’aux constructions réalisées avant le 31 décembre 2015, ajoutant qu’il est nécessaire aux propriétaires de fournir un permis d’habiter ou un certificat de conformité attestant de la fin des travaux ultérieur à cette dernière date avant de pouvoir profiter des facilitations prévues.

Son confrère « Finance News » se fait l’écho, dans sa rubrique « Bourse et Finances », de l’octroi d’une nouvelle ligne de précaution et de liquidité (LPL) au Maroc par le FMI. Le montant de cette LPL, troisième depuis 2012, s’est élevé à 3,47 milliards de dollars sur deux ans, en baisse par rapport à celles de 2014 (5 MMDH) et de 2012 (6 MMDH).

L’hebdomadaire explique cette diminution par l’amélioration des grands équilibres macro-économiques, au premier rang desquels on retrouve la baisse importante du déficit budgétaire et l’amélioration de la balance des paiements.

Dans un autre registre, « Finance News » s’arrête sur l’initiative du Fonds Africa50 qui accompagnera les entreprises marocaines ambitionnant d’investir et d’étendre leurs activités en Afrique devrait voir le montant de son capital atteindre la barre du milliard de dollars d’ici fin 2016.

Dans ce sens, le journal précise que la priorité de la Banque africaine de développement (BAD), institution à l’origine de la création du fonds panafricain, est d’accroître le nombre de souscripteurs au capital d’Africa50.

Il s’agit de Bank Al-Maghrib (BAM) à hauteur de 20 millions de dollars et de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour un montant de 5 millions de dollars, relève « Finances News ».

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