Dans la circonscription d’Agadir Ida Outanane, le grand perdant des législatives 2016 est le parti de l’Union socialiste des forces populaires (USFP). Il a été battu à plate couture sur un terrain qui a été durant des décennies son fief.
Zéro siège donc pour le parti de la rose qui avait réussi en 2011 à décrocher un seul siège au Parlement remporté alors par Tarik Kabbage aux côtés d’Abdallah Aberni, du Rassemblement national des indépendants (RNI) et d’Issa Mkiki et Abdellah Oubari du Parti justice et développement (PJD).
Pour ces législatives, le PJD maintient sa position comme en 2011 avec 2 sièges récoltés. Le RNI remporte encore une fois 1 siège. Et un siège pour le Parti authenticité et modernité (PAM). Le parti de la rose se désole de cette défaite qui lui incombe en quelque sorte.
En effet, la cote de ce parti historique avait sérieusement baissé suite à la transhumance de quelques-uns de ses importants membres durant les élections communales et régionales de 2015. Une erreur qui avait affaibli les rangs de l’USFP.
Aujourd’hui, Saleh El Malouki et Ismail Choukri (PJD), Hamid Ouahbi (PAM) et Abdallah El Messoudi (RNI) remportent les 4 sièges de la circonscription d’Agadir Ida Outanane. Le parti de Benkirane se place largement en tête avec 36.504 voix remportées sur 73.748 exprimées dont 11.494 annulées. Soit un taux de 49,50% selon les statistiques fournies par le ministère de l’Intérieur. Quant à lui, le PAM a remporté 15.011 voix (20,35%) et 7.804 pour le RNI (10,58%).
«Les sympathisants du parti de la lampe, convaincus, ont soutenu leur parti jusqu’au bout en allant voter, d’où cette victoire retentissante», explique cet observateur qui tempère toutefois en ajoutant que «le taux d’abstention était tel qu’il a favorisé la montée encore une fois du PJD», a-t-il ajouté.
Cette victoire remportée aisément aussi bien au niveau régional que national permet ainsi aux pjdistes de siéger pour les 5 prochaines années à la tête du gouvernement.
Fatiha Nakhli
L’économiste
