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Football Leaks: L’entourage du joueur, « plutôt néfaste »

L’entourage du joueur de football professionnel est « plutôt néfaste la plupart du temps » sur la question de la gestion de son patrimoine, explique à l’AFP Guillaume Lucchini, associé-fondateur du cabinet de conseil Scala Patrimoine.

Les joueurs, qui ont « la tête dans le guidon » pendant leur carrière, ne sont « pas toujours en mesure de réfléchir à leur patrimoine et vont le déléguer à quelqu’un qu’ils n’ont pas forcément ‘checké' », explique le Lauréat du Trophée de la Gestion de Patrimoine 2014. Et de pointer un « entourage plutôt néfaste la plupart du temps » qui peut voir le joueur comme « une entreprise à part entière ».

Vendredi soir, plusieurs médias européens dont Mediapart, ont assuré que le super agent Jorge Mendes aurait mis en place « un système » soustrayant « au moins 185 millions d’euros de revenus de sponsoring à la vue des administrations fiscales, via un réseau de société écrans et de comptes offshore en Irlande, aux Iles vierges Britanniques, au Panama et en Suisse ».

« Ça, ce n’est pas notre métier, il y a des gens qui le font mais ce sont plutôt des avocats », explique M. Lucchini. « Ce qu’on propose, nous, c’est: en fonction des revenus qu’il a en France, comment limiter son impôt. Ce n’est pas de l’offshore ni de la fraude fiscale, mais il existe en France des textes qui permettent de limiter l’imposition. »

Pourquoi le footballeur cherche à optimiser ses revenus? « Son problème, c’est que l’argent qu’il va gagner est récolté sur un laps de temps très court, et qu’il évolue dans un domaine d’activité où la reconversion à un niveau de rémunération équivalent, ou même correct, est difficile », décrit-il.

Le métier de gestionnaire de patrimoine pour sportif consiste donc à « accompagner le sportif au plus près pour que l’argent qu’il gagne soit placé d’une façon qui va lui permettre d’avoir », à l’issue de sa carrière, « un capital assez important pour dégager une rente qui lui offrira un complément de revenus. »

« Nous on essaie d’être le plus en amont, on ne va pas là où il y a le plus d’argent mais là où vous allez pouvoir encadrer un joueur », ajoute-t-il. « L’intérêt, c’est de monter un projet, d’aller là où il y a un entourage sain, avec des gens qui veulent protéger leur enfant, le projet va se monter avec l’agent, un avocat et un gestionnaire de patrimoine », décrypte-t-il.

« Sur des gens qui ont 16, 17 ans et jouent en CFA2 (5e division, parfois réserve des clubs pros), on peut lui conseiller des contrats d’assurance vie. On commencera à travailler avec eux à des niveaux de rémunération de 8 ou 10.000 euros, en dessous on est plus dans un rôle d’accompagnement », conclut-il.

AFP

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