Les avions de combat turcs ont neutralisé 26 membres de Daesh et détruit 17 cibles du groupe extrémiste dans le nord de la Syrie, a annoncé vendredi l’état-major des forces armées turques (TSK).
Ces frappes ont détruit des cibles à Al-Bab, assiégée par les combattants de l’armée syrienne libre (ASL) soutenus par Ankara, et à Daglabash dont 13 positions défensives et des fosses d’armes, un véhicule armé et trois garages utilisés pour préparer des véhicules piégés, selon la TSK
Pour sa part, l’aviation russe a mené, jeudi, trois frappes aériennes séparées dans la partie sud de la ville d’Al-Bab tuant 12 terroristes de Daesh, a annoncé la TSK.
Un total de 31 engins explosifs improvisés abandonnés par les éléments du groupe extrémiste dans leur retrait de la région ont été détruits par des démineurs de l’ASL, a ajouté la TSK, indiquant qu’un militaire turc a été tué et cinq autres ont été blessés lors d’attaques de Daesh dans le sud de la localité Al Azraq.
Les parties en conflit en Syrie ont convenu, sous l’égide de la Turquie et de la Russie, d’un cessez-le-feu sur tout le territoire, un accord qui exclut les groupes considérés comme terroristes par le Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU), notamment Daesh et le Front Al Nosra.
Selon un nouveau bilan de la TSK, quelque 1.171 membres de Daesh et 291éléments de la milice kurde syrienne des unités de protection du peuple (YPG, considérée par Ankara comme une ramification du PKK) ont été éliminés par l’armée turque depuis le lancement du Bouclier de l’Euphrate le 24 août dernier.
Les avions de chasse turcs ont pilonné 883 cibles alors que 2.392 engins explosifs improvisés ont été détruits depuis, a ajouté la même source, notant que 225 lieux d’habitation, soit 1.850 km2, ont été libérés de Daech.
Le Bouclier de l’Euphrate a été lancé par les turcs en appui à l’ASL afin de nettoyer le long des frontières turco-syriennes de Daesh et de la milice YPG.
Après s’être emparé en octobre dernier de la ville de Dabiq, les combattants de l’ASL encerclent totalement Al-Bab et s’apprêtent à lancer l’assaut final pour reprendre cette ville qui occupe le flanc sud de la zone tampon d’environ 5 mille Km2 qu’Ankara souhaite créer sur 48 km en territoire syrien et qui englobe également les villes d’Al-Rai, Azaz, Jarablous et Manbij.
Ankara exige le retrait de la milice kurde, soutenue par Washington, à l’Est de l’Euphrate afin qu’elle ne fasse pas la jonction entre les cantons sous son contrôle entre la rive orientale du fleuve et Afrin
