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Tourisme: Le « All inclusive » suscite un débat passionné à Agadir

La situation des restaurateurs et bazaristes d’Agadir est loin d’être reluisante. Leur chiffres d’affaires se réduit, se plaignent-ils, comme une peau de chagrin. Face à cette réalité, d’aucuns dénoncent l’effet de la formule « Al inclusive ». Est-ce une vérité ou un simple prétexte qui cache mal l’incapacité d’une bonne partie de ses deux secteurs à se mettre à niveau pour satisfaire des touristes de plus en plus exigeants? Les avis divergent. 

Certes, le modèle tout compris, qui inclut dans le forfait voyage la quasi-totalité des prestations à l’intérieur de l’hôtel pour une meilleure maitrise du budget, est de plus en plus prisée. Aujourd’hui, les craintes qu’alimente la montée du terrorisme, ont fini par y attirer même les vacanciers jadis très critiques envers cette formule qui, selon eux, aliène le touriste de la réalité locale et ne profite que peu à son économie. En somme, un tourisme de déshumanisation, d’après ses détracteurs.

A Agadir, une source officielle tient pourtant à assurer que ce modèle, désormais suivi par les complexes hôteliers de la capitale du Souss, ne peut être responsable, à lui seul, du marasme dont pâtit une bonne partie des secteurs de la restauration  et de l’artisanat.

Au Maroc, comme ailleurs, le « All inclusive » a pris, selon ce responsable, de l’ampleur notamment avec la montée des craintes du phénomène du terrorisme.  Les agences de voyage se trouvent ainsi contraintes de réponde à la demande de touristes, en particulier européens, qui mettent la sécurité en tête de leurs priorités.

Ce responsable local assure que les bons restaurateurs d’Agadir continuent à faire de bonnes affaires. Ils arrivent à attirer une clientèle nationale et étrangère, y compris parmi les résidants des hôtels offrant la formule « tout compris », qui ne brillent pas tous, avouons-le, par la qualité de leurs services.

Pour la grande majorité des restaurants de la place, point de salut, pour ce responsable, que de se mettre à niveau, à commencer par améliorer la qualité du service et varier les menus pour être au goût d’une clientèle avisée et plus exigeante.

Même appel à une réelle mise à niveau pour le secteur des bazaristes. Un tel passage est tributaire d’une mise en valeur adéquate de l’artisanat marocain, riche et authentique, le bannissement de l’harcèlement des touristes, l’arnaque et les connivence entre commerçants et faux guides.

   Ces maux ne pénalisent pas uniquement le commerce mais portent un coup dur au secteur touristique en général et au taux de retour des touristes, s’accordent les professionnels.

     Reste que le débat sur la fiabilité du « All inclusive » doit être accompagné aussi d’une réflexion sur ce modèle de tourisme de masse et sur son impact sur l’image d’une station et son économie.

Il faut bien redonner au touriste envie de quitter son ressort pour découvrir la ville,  sa culture, son arrière-pays,  ses traditions, aller aux contact des habitants et contribuer à l’économie. Ceci interpelle aussi bien les professionnels que les conseils élus et les autorités. Agadir ne peut gagner à long terme à contenir ses visiteurs dans des ghettos-hôtels.

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