Des peines allant de deux ans de prison à la perpétuité ont été prononcées à l’encontre de 23 individus accusés d’avoir tué onze membres des forces de l’ordre, à l’issue du procès de Gdeim Izik. Le verdict a été rendu à l’aube par la Chambre criminelle près la Cour d’appel à Salé.
La cour a ainsi condamné à la prison à perpétuité Abhah Sidi Abdellah, Al Ismaïli Ibrahim, Bani Mohamed, Boutankiza Mohamed Lbachir, Laâroussi Abdeljalil, Lakhfawni Abdallah, Lamjid Sidi-Ahmed et Sbaï Ahmed.
Les accusés Asfari Ennaama, Banga Chikh, Bouryal Mohamed ont écopé de 30 ans de prison ferme, et Dah Hassan, Boubit Mohamed Khouna, Faqir Mohamed, Haddi Mohamed Lamine et Zaoui Lahcen d’une peine de 25 ans d’emprisonnement.
La cour a également condamné à 20 ans de prison ferme Toubali Abdellah, Tahlil Mohamed et Khadda Lbachir , à 6 ans et demi de prison ferme Dich Eddafi, à 4 ans et demi de prison ferme El Bakkay Laarbi et à 2 ans de prison ferme Almachdoufi Ettaki et Zayyou Sidi Abderrahman.
Le tribunal a, en outre, décidé d’abandonner les poursuites contre certains accusés pour « constitution d’une bande criminelle » et de les poursuivre pour le reste des crimes avec l’adaptation des actes, objet de poursuite, à l’encontre d’autres prévenus et les poursuivre pour « violences contre les forces publiques lors de l’accomplissement de leur fonction ce qui a entraîné des blessures ».
La Cour a décidé le transfert des fonds saisis au profit de l’État et la destruction des autres objets saisis.
En outre, la Cour n’a pas accédé aux requêtes civiles sur la forme et a décidé que la partie civile supporte les frais y afférents.
A l’issue d’un premier procès organisé en 2013 devant un tribunal militaire, les accusés avaient été condamnés à des peines allant de 20 ans de réclusion à la perpétuité. L’affaire avait été renvoyée ensuite devant une juridiction civile, en présence de la presse et d’observateurs internationaux.
Durant le procès, les deux parties ont donné une version radicalement opposée des faits et les débats ont été marqués par des moments de vives tensions, dans la salle d’audience comme aux abords du tribunal.
