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Sommet climate chance: Des tops et des flops de l’organisation

Le sommet des acteurs non-étatiques sur le climat +Climate Chance+ a pris fin mercredi à Agadir. Si les débats ont été riches et féconds en prévision de la prochaine COP23, l’organisation a connu quelques couacs en termes de logistique et de communication notamment. Ces flops ne sont pas pour arranger l’image d’une ville qui cherche toujours à rattraper son retard en termes de tourisme d’affaires.
Pour des dizaines de délégués marocains et étrangers, dont certains venus de contrées lointaines, les longues files d’attentes pour récupérer les badges devant des tentes pour le moins rudimentaires pour une destination touristique, a marqué un début de séjour au goût plutôt amer.
La situation s’est empirée après une panne du système d’impression des badges attribuée par certains à un problème d’imprimante et d’autres à un débit internet lent, ce qui, dans tous les cas, dessert grandement Agadir qui tente de concurrencer Marrakech, la capitale marocaine par excellence du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions).
Face à ces flops, les organisateurs n’ont trouvé mieux que « d’alléger » le dispositif de sécurité, en autorisant tout le monde à accéder à la salle de conférence qui abritait la séance inaugurale.
Vu les mesures de sécurité très renforcée prise lors de cet évènement, avec fermeture d’une grande artère et un contrôle minutieux à l’entrée des deux hôtels qui abritent la rencontre, il y a lieu de se poser des questions sur la pertinence d’une telle dérogation si, par malheur, un incident survienne.
Force est de reconnaitre, à ce propos, le professionnalisme et le dévouement, encore une fois, démontré par les femmes et les hommes de la sûreté nationale, des forces auxiliaires et autres corps relevant de l’autorité locale, pour assurer les meilleures conditions au déroulement d’un tel événement d’envergure.
De l’avis des professionnels des média présents, le volet communication, par contre, a été l’autre point faible de l’organisation.
A l’exception de la documentation servie au départ, aucune mise à jour n’a été faite sur le site du sommet, à l’exception de quelques vidéos et photos et un suivi très timide sur Twitter et Facebook.
Le maigre communiqué envoyé en fin de journée est incontestablement insuffisant pour rendre compte des débats tenus lors de la multitude de plénières et ateliers, surtout pour des média marocains et étrangers qui n’ont pas pu faire le déplacement.
A l’heure du bilan, il faut bien que les responsables de ces flops rendent des comptes surtout qu’un budget conséquent semble avoir été consacré à ces volets, selon nos sources.
Il y a lieu, par ailleurs, de se demander pourquoi un tel évènement d’envergure n’a pas été suffisamment ressenti et vécu à fond par l’ensemble de la ville et la région. L’exemple de la COP22 à Marrakech est ici à méditer.
Le souci sécuritaire a-t-il été déterminant dans le choix de tenir des conférences et le forum des  jeunes et de la société civile dans l’enceinte de palaces inaccessibles, sachant pourtant que le sujet du changement climatique intéresse et affecte tout le monde.
Ce constat est clairement justifié vu l’assistance souvent très réduite lors des différents événements programmés, à l’exception notable de la séance inaugurale et de clôture.
Les étudiants, les jeunes et les élèves de la région ont-ils été suffisamment impliqués ?  Ont-ils eu l’opportunité d’échanger avec d’autres jeunes, militants associatifs, et experts venus d’ailleurs?
Comment expliquer que les stands des jeunes et des associations soient implantées au bord d’une piscine, souvent vides, alors que l’objectif de tenir un tel sommet international est en grande partie aussi, de sensibiliser, informer, éduquer pour insuffler le changement au niveau local?
Au moment de dresser le bilan, ces questions est bien d’autres portant, par exemple, sur l’effet d’entrainements d’une telle rencontre sur des secteurs clés comme l’hôtellerie, la restauration ou encore l’artisanat, doivent, indéniablement, être posées surtout au vu de l’importance pour la région et le Maroc, en général, d’accueillir ce genre de forums pour certes faire avancer l’agenda climatique mondial mais aussi tirer le meilleur de ce que peut offrir le Royaume en tant que destination sûre, stable et propices aux rencontres, aux affaires et au tourisme. A bon entendeur!

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