Sous un soleil radieux en plein hiver, les sprinteurs Christophe Lemaitre, Jimmy Vicaut, Dimitri Bascou et bien d’autres de leurs coéquipiers de l’équipe de France qui ont connu les honneurs des podiums internationaux, s’entraînent dur comme fer sur la piste du stade Adrar. Le camp de base établi, pour deux semaines, par les Bleus est un joli coup de promotion à la ville d’Agadir qui poursuit son bonhomme de chemin pour s’affirmer comme destination de sport amateur et de haut niveau.
Habituée à prendre ses quartiers en pareille période de l’année sous d’autres cieux, comme en Afrique du sud ou aux Iles Canaries, l’équipe de France jette cette fois son dévolu sur la capitale du Souss, un choix qui semble bien ravir athlètes et encadrement.
« C’est merveilleux, on ne peut pas demander mieux. On est dans de bonnes conditions: un beau stade, une belle région et un excellent accueil. Ce sont des conditions idéales pour préparer les grands évènements à venir », souligne, Thierry Tribondeau, entraineur de Christophe Lemaitre, médaillé de bronze du 200 m des Mondiaux 2011 et des Jeux de 2016 derrière la star Jamaïcaine Usain Bolt.
A Agadir, les athlètes français, une cinquantaine, préparent notamment les prochaines compétitions en salle, dont différents meetings, les Championnats de France ainsi que les Championnats du monde indoor en mars.
« C’est le top et je suis sûr qu’on reviendra », a enchainé le technicien français en réponse à une question sur la capacité d’Agadir à offrir le cadre propice d’une préparation de haut niveau.
Il faut dire que c’est l’actuel champion du monde du 800 m, Pierre-Ambrois Bosse, qui fut le premier athlète français à faire d’Agadir son lieu d’entrainements en hiver.
De retour pour une autre concentration en novembre écoulé avec le codétenteur du record d’Europe du 100 m (9″86) Jimmy Vicaut, il a été rejoint aussi par le directeur des équipes de France, l’ancien coureur de demi-fond Mehdi Baala. Ce dernier, en spécialiste averti, a pu visiter les installations de la ville donnant naissance à l’actuel stage de toute l’équipe des sprinteurs français.
« Ces stages s’inscrivent dans la dynamique de développement du sport de haut niveau et amateur à Agadir », a indiqué Cyrille Poireaud de la société Agadir Elite sport qui a initié le projet. Sa réussite est à mettre, selon lui, à l’actif des différents partenaires locaux: professionnels du tourisme, autorités locales, conseils communal et régional, société SONARGES et bien d’autres qui sont fortement impliqués pour l’essor de ce tourisme sportif.
Pour la directrice régional de tourisme de Souss-Massa, Asmaa Oubou, Agadir a en effet tous les atouts pour s’affirmer comme destination de sport avec outre un climat ensoleillé, des plages étendues, les stades d’Adrar et Al Inbiâat, une large gamme d’hébergement, des centre de SPA et de remise en forme…
« L’organisation de ces évènements constitue une vitrine exceptionnelle pour la ville et ses attraits de même qu’elle consolide le positionnement d’Agadir par rapport à la concurrence », a-t-elle indiqué à la MAP relevant que le récent stage du champion Ambroise Bosse a notamment donné lieu à une quantité appréciable de reportages de la presse française spécialisée (L’Equipe, Athlétisme, Magazine, SFR Sport..) et grand public, dont un documentaire sur la cité balnéaire.
« C’est une promotion extraordinaire et presque gratuite pour Agadir », ajoute la responsable du CRT en rappelant que d’autres stages de ce niveau sont déjà programmés pour avril prochain.
Le tourisme sportif est actuellement le segment de l’industrie touristique dont la croissance est la plus rapide. L’industrie du tourisme sportif génère, selon des statistiques du secteur, un volume d’affaires annuel évaluée à plus de 2 milliards dollars. Les régions peuvent profiter des effets immédiats des évènements sportifs de même que des retombées à moyen et à long termes.
A Agadir, la délégation française est venue en masse avec 80 personnes au total avec l’encadrement, pour profiter, deux semaines durant, d’un cadre propice à la préparation de haut niveau. Un passage qui ne manquera pas d’avoir des effets d’entraînements positifs sur l’image et la notoriété de la destination.
Par Omar ACHY
