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Algérie : Un rassemblement contre Un 5e mandat de Bouteflika réprimé par la police

Des membres de la coordination de l’opposition baptisée « Mouwatana » née en juin dernier ont été empêchés de tenir leur premier sit-in contre un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika ce matin à la Place des Martyrs à Alger.

Les membres de Mouwatana ont tenté de susciter l’intérêt des Algériens en brandissant leurs pancartes et en amorçant une discussion avec les passants expliquant leur démarche et leur opposition au 5e mandat de Bouteflika.

Une tentative avortée par la police qui a intervenu rapidement. La présidente de l’Union pour le Changement et le progrès (UPC) et porte-parole de Mouwatana, Zoubida Assoul, le patron de Jil Jadid, Sofiane Djilali, le journaliste Saâd Bouakba, l’avocat Salah Debbouz et d’autres membres ont été très vite interpellés par les forces de sécurité.

Dans un communiqué, Mouwatana s’élève contre “cette répression des libertés qui, théoriquement, sont inscrites dans la Constitution.” Cette interdiction, précise-t-on encore, “est le fait d’une instruction du wali d’Alger qui ne se réfère à aucune loi publique et de ce fait est illégale.”

S’indignant contre l’interdiction de son sit in, Mouwatana rappelle qu’au moment où “le pouvoir utilise tous les moyens de l’Etat, que le FLN et le RND sont couverts par les médias publics, utilisent les organisations de “masse”, l’université et tout le reste, l’opposition est interdite d’expression et de tout mouvement.”

Les Algériens, lit-on encore dans le même communiqué, “connaissent aujourd’hui la vérité : Le Président est un homme absent, et seuls ceux qui profitent de cette situation pour des raisons de pouvoir et d’argent l’imposent à la nation !”

Le mouvement Mouwatana avait dénoncé dans un autre communiqué publié le 10 août un “coup d’État rampant”. Pour les membres de ce mouvement citoyen, l’entrée en campagne pour un 5e mandat du “gouvernement et les partis clients du pouvoir” est une “violation flagrante des lois républicaines et de la morale tout court”.

C’est pourquoi le mouvement avait annoncé son passage à l’action et le début d’une campagne de sensibilisation et de rencontres avec les citoyens pour faire échec à ce projet et “défendre de façon pacifique et résolu l’honneur du pays”.

 

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