L’ancien Chef du gouvernement Abdelillah Benkirane a renoué avec le langage belliqueux pour réponse à certains dirigeants de son parti lors de sa réunion, dimanche soir avec les jeunes du Parti Justice et Développement (PJD), sans manquer, par ailleurs, de revenir sur « le blocage » qui a suivi les élections de 2016.
Benkirane a dirigé ses vives critiques, cette fois, à l’encontre du « courant des ministrables » dont il a accusé certains de pratiquer l’intimidation affirmant que « malgré tout ce qui a été dit sur le PJD concernant la corruption, il n’y a que quelques cas qui ne dépassent pas six, cependant, le penchant à l’intérêt a commencé à gagner certaines personnes qui occupent des postes de responsabilité ».
L’ancien secrétaire général du parti de la lampe, a relevé que « des dirigeants du parti ont commencé à se livrer à un certain discours selon lequel tout va bien et défendant leur bilan », appelant les dirigeants du parti à ne pas garder le silence sur la situation actuelle et à combattre ces comportements.
« Ces comportements vont conduire le parti à ce que sont devenus certains partis connus qui utilisent un tel discours. Il est vrai que le parti n’est pas à l’abri des opportunistes, mais ce qui est important est que nous ne sommes pas venus pour cela », a-t-il souligné.
En réponse à ceux qui critiquent son mandat à la tête du gouvernement, il a soutenu que « le changement se heurte à ceux qui y résistent et qui ne sont pas d’accord avec la politique du parti. Ceci est dû à la volonté de certaines parties de profiter des postes au gouvernement et de les utiliser pour leurs propres intérêts », a-t-il ajouté.
L’ancien chef de l’exécutif a soutenu que le parti a eu un impact positif sur la société en ayant contribué à la lutte contre la corruption et l’injustice, soulignant que le gouvernement a accordé une grande importance aux affaires sociales.
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Concernant la perte de confiance en sa personne, Benkirane a affirmé que « le parti a remporté une victoire écrasante en 2015, et nos alliances électorales dans les villes ont été encore plus impressionnantes, y compris dans les villes où nous n’avions pas la majorité ».
« Le peuple m’a confirmé mon succès, et je tiens à dire à ceux qui disent que le gouvernement ne représentait que 10% des Marocains d’organiser un vote obligatoire et à ce moment là tout le monde saura le résultat », a-t-il martelé.
« Peu importe si nous n’obtenons pas la première place aux élections, mais que se passera -t-il si le gouvernement tombe ? Nous retournerons aux urnes et nous verrons qui aura le soutien », a-t-il poursuivi dans un message codé à l’adresse de ceux qui cherchent, selon lui, à dominer le paysage politique.
Et d’jouter : « Les principes ont prévalu lors des élections de 2016, et le pouvoir, la tromperie et l’argent n’ont pas réussi à changer leurs résultats. Nous avons réussi à gagner des élections partielles parce que le parti croit aux principes…Bien sûr, ils ne veulent pas l’espoir que nous avons semé dans la société. Les gens ont voté pour nous non pas pour apporter la richesse, mais parce qu’ils étaient convaincus que le gouvernement mettra en œuvre la justice et préservera l’identité des Marocains ».