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La revue de presse économique hebdomadaire nationale

La presse économique hebdomadaire a consacré, cette semaine, ses titres, commentaires et analyses à plusieurs sujets d’actualité, dont les délais de paiement des entreprises, le secteur du cuir qui n’as toujours pas son contrat-programme, les prévisions de croissance pour l’année 2016 et l’opération de la contribution libératoire.

Traitant des défauts de paiement des entreprises, « La Vie éco » note que les défaillances vont augmenter de 10 % et les délais vont s’allonger de quelques semaines en 2016, précisant que les secteurs de la minoterie, la sidérurgie, les hydrocarbures, les transports, le BTP et l’immobilier sont les plus concernés par ces défaillances.

La publication relève que, depuis 2010, les délais se sont allongés en moyenne pondéré de 70 jours chez les TPE pour atteindre aujourd’hui 280 jours en moyenne, ajoutant que la PME qui est relativement mieux lotie, arrive à se faire payer au bout de 145 jours en moyenne.

Sur un autre registre, « La Vie éco » jette la lumière sur le secteur du cuir qui n’a toujours pas son contrat-programme, alors que la fédération des industries du cuir (Fédic), qui a soumis au début du mois de novembre 2015 au ministère du commerce et de l’industrie ses propositions, avait annoncé que le contrat programme 2016-2018 allait être signé avant la fin de l’année dernière.

Le contrat-programme doit couvrir les trois écosystèmes que sont les chaussures, la maroquinerie-vêtement en cuir et la tannerie. L’objectif est de réaliser un chiffre d’affaires à l’export de 10 milliards de dirhams à l’horizon 2020, contre 3,9 MMDH actuellement, dont 78 % pour la chaussure, 14 % pour la tannerie et 8 % pour la maroquinerie-vêtement en cuir, rapporte le journal.

« 25.000 emplois devront être créés, dont une partie grâce à l’accompagnent des entreprises informelles qui réalisent 40 % de l’activité du secteur », ajoute la même source.

Dans l’attente de la stratégie, la Fédic poursuit son action promotionnelle dans plusieurs pays et va à la conquête de marchés nouveaux, notamment en Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient.

Son confrère « Finances News » revient sur les prévisions de croissance pour l’année 2016, relevant les différences des estimations faites au niveau national et celles établies par les institutions internationales.

« Le gouvernement reste sur sa prévision de 3 %, tel que préconisé dans le projet de Loi de Finances 2016. La Banque centrale table sur une croissance de 2,1 %, tandis que le HCP prévoit une croissance de 1,3 % », écrit la publication.

Au niveau des institutions internationales, la Banque Mondiale table sur une croissance du PIB de 2,7 %, tandis que le Fonds monétaire international a ramené ce taux à 3 %.

Sous le titre « Sécheresse ou pas, le modèle économique est à revoir », « Finances News » estime que pour réaliser des gains de productivité, il faut qu’il y ait des transformations structurelles du pays, il faut que des emplois disparaissent pour que d’autres soient créés.

Les principaux maillons faibles de la chaine économique sont la lenteur des transformations structurelles et, par ricochet, les faibles gains de productivité. Ainsi, les économistes recommandent de repenser le modèle économique.

De son côté, « Challenge » se penche sur la nouvelle circulaire de l’Office des changes concernant l’opération de la contribution libératoire qui vient d’introduire de nouveaux changements portant sur les conditions de fonctionnement des comptes bancaires ouverts auprès des banques marocaines et étrangères par les personnes ayant souscrit à ladite opération.

Concernant les comptes en devises ou en dirhams convertibles ouverts auprès des banques au Maroc, ils peuvent dorénavant recevoir 100 % des revenus générés par les immeubles et les actifs financiers détenus à l’étranger et aussi 100 % des revenus et produits de cession, y compris la plus-value éventuelle, des actifs financiers détenus au Maroc et financés par débit de ces comptes, précise l’hebdomadaire.

C’est un avantage important dans la mesure où jusqu’à présent, les revenus et produits des avoirs détenus à l’étranger ne pouvaient être inscrits au crédit des comptes en devises ou en dirhams convertibles que dans la limite de 75 %, les 25 % restants devaient être cédés à titre définitif sur le marché des changes.

Par ailleurs, « Challenge » tente d’analyser la crise qui plombe le secteur de l’immobilier, notant qu’au niveau de la production de logements, la baisse a atteint des records.

« Les mises en chantier ont baissé de 15 % en 2015 et les promoteurs déposent de moins en moins de projets. S’agissant des transactions, la demande a beaucoup reculé en 2015 et les prix ont baissé de l’ordre de 15 à 20 % le m2 », détaille la revue.

Cette crise du secteur est aggravée par la méfiance grandissante des banques. Le nombre des bénéficiaires de crédit immobilier durant l’année 2015 est de l’ordre de 6.974. Il s’agit du nombre le plus faible depuis 2005.

 

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