Après avoir bénéficié de la grâce du Roi Mohammed VI, le gynécologue Mohamed Jamal Belkeziz, condamné, le 30 septembre, à 2 ans de prison ferme et à 2 ans d’interdiction d’exercice de ses fonctions, pour avortement illégal, dans le cadre de l’Affaire « Hajar Raïssouni », est sorti de prison. Entre dépit et regret, le médecin veut prendre son temps avant de se vêtir à nouveau de sa blouse de gynécologue.
Seulement, le médecin regrette que ses confrères n’aient pas adopté la même approche quand il a été question de son propre cas. De même, le manque du soutien de ses confrères, en l’occurrence, celui des membres de l’ordre et de la communauté des gynécologues – à l’exception de quelques-uns – l’a également froissé. « C’est honteux ! », s’exclame-t-il.
Avec 40 ans de pratique, ce gynécologue a déclaré qu’aucune patiente ne lui a jamais fait des reproches. A en croire Mohamed Jamal Belkeziz, cette affaire qui l’a conduit en prison l’a profondément anéanti. « Ma dignité en a pâti. A un moment, j’avais déposé les armes, comme on dit. Aujourd’hui, la grâce royale m’a redonné force. Je remercie le Souverain », a-t-il confié.