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Le Sud-Est de la France endeuillé après de nouvelles intempéries

Un lourd bilan humain et de gros dégâts: pour la deuxième fois en quelques jours, le Sud-Est était endeuillé lundi, après de violentes intempéries qui ont fait six morts, trois personnes emportées par les eaux et trois secouristes tués dans un accident d’hélicoptère.

Lundi après-midi, la dernière victime, une femme dont le véhicule a été pris dans les flots, a été retrouvée morte par son frère, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

En une dizaine de jours, 12 personnes sont mortes dans le Sud-Est de la France lors de deux épisodes méditerranéens – pluies diluviennes, inondations, vent – qui ont engendré des alertes rouge de Météo-France.

« L’alerte rouge est levée, mais laisse derrière elle des terres dévastées et endeuillées par les inondations. Mes pensées à tous ceux qui ont subi ces dernières semaines les intempéries dans le Sud. En particulier aux familles et proches de nos concitoyens qui y ont perdu la vie », a réagi sur Twitter Emmanuel Macron.

« Après avoir effectué 13 hélitreuillages de personnes en danger à Pertuis (Vaucluse), le Dragon 30 devait aller dans le Var », a décrit le ministre. Mais vers 21H30, la trace de l’appareil, qui était reparti de l’aéroport de Marignane, a été perdue: « Hélas, à 01H14 un hélicoptère de l’armée a constaté qu’il s’était écrasé ici ».

Les victimes sont un pilote de la sécurité civile, un mécanicien opérateur de bord et un secouriste des pompiers des Bouches-du-Rhône.

« Très grande tristesse »

C’est « une très très grande tristesse. Je suis allé à la caserne de Martigues ce matin, tout le monde était effondré. Il y avait un plafond bas, ils ont dû bêtement percuter la colline à cause du brouillard », a déclaré sur place à des journalistes Richard Mallié, président du conseil d’administration des services d’incendie et de secours (Sdis) des Bouches-du-Rhône.

L’hélicoptère s’est écrasé dans les collines du massif de la Nerthe, au nord de Marseille, sur la commune des Pennes-Mirabeau, pour une raison encore inconnue, dans une région qui n’avait pas été placée en alerte rouge par Météo-France.

« On l’a rappelé plusieurs fois, on lui a dit +Reviens, reviens+, il est quand même parti, au moment où il y avait le plus de courant et plus de réponse… », a décrit en larmes sur BFMTV sa compagne, Delphine Orval. Son corps a été retrouvé par les pompiers dans la nuit.

« Ras-le-bol »

A Mandelieu-la-Napoule, une des villes des Alpes-Maritimes les plus touchées, des habitants et commerçants nettoyaient lundi à coup de raclettes et de pelles la boue. « Le centre-ville, c’est de la gadoue, on est un peu sous le choc », a décrit à l’AFP Claudie, 71 ans, lasse de ces inondations à répétition: « Déjà, en 2015, j’ai perdu ma voiture et j’ai eu ma cave inondée jusqu’au plafond ».

Cette fois-ci, aucune victime n’a été enregistrée à Mandelieu, contrairement à 2015, quand huit personnes avaient trouvé la mort dans un épisode similaire. Mais pour ses habitants le traumatisme est ravivé. Josiane Dubochet, ambulancière, est au bord des larmes: « Maintenant, on en a ras-le-bol ». La semaine précédente, en rentrant d’avoir déposé un patient dialysé, elle a frôlé l’accident sur une route submergée et pense sérieusement à déménager: « Je ne veux pas y laisser ma peau, et tomber malade ».

A 16h00 lundi, Météo-France a levé l’alerte orange « inondation » dans les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse.

Le week-end dernier déjà, un épisode méditerranéen violent avait frappé la Côte d’Azur, faisant six morts.

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