Voici les principaux titres développés par la presse hebdomadaire :
*La Dépêche du Maroc.:
– Ali Lotfi, secrétaire général de l’ODT, a indiqué, dans un entretien à l’ehbdomadaire, que la grève menée par les centrales syndicales, y compris l’ODT et le syndicat de l’enseignement supérieur (SNEsup), est un message adressé au gouvernement pour lui signifier qu’il est incapable d’ouvrir un vrai dialogue social qui pourrait aboutir à des résultats concrets.
– VoIP: Ahizoune appelle aux négociations. « Tout aurait pu être évité si les sociétés qui offrent ces applications (ndlr: Skype, Whatsapp, Viber) étaient venues discuter et ouvrir le dialogue », a expliqué Abdeslam Ahizoune, président du directoire du groupe Maroc Telecom, lors de la présentation des résultats annuels du groupe, le 15 février dernier. Même si sa réponse porte l’argument inébranlable de la législation, Ahizoune reste quelque peu conciliant: « Il faut qu’il y ait un dialogue entre les opérateurs et les entreprises qui développement ces applications. Celles-ci ne payent pas d’impôts. Tout est gratuit. Il faut qu’elles se décident au moins à réaliser des investissements ».
*Challenge.:
– Le premier Forum des présidents de régions s’est tenu le 18 février à l’Institut national d’aménagement et d’urbanisme, sous la présidence du ministre de l’Urbanisme et de l’aménagement du territoire Mohand Laenser. Après six mois de mise en place de la régionalisation avancée, le constat est amer. Le retard mis par le ministère de l’Intérieur pour sortir les décrets d’application condamne les conseillers régionaux à l’inaction.
– Le cadre juridique des coopératives a connu en 2014 une refonte totale qui s’est traduite par l’abrogation de la loi de 1984 fixant le statut général des coopératives et son remplacement par une nouvelle loi. Cette dernière a introduit de nombreux changements qui visent à booster le secteur coopératif et l’économie sociale en général. Les principaux amendements portent sur la simplification de la création des coopératives et l’amélioration de leur gouvernance.
*La Nouvelle tribune.:
– Le ministère de la Justice et des libertés et l’Ordre national des notaires ont signé un protocole d’accord sur l’échange électronique des données juridiques, notamment en ce qui concerne l’accès électronique au registre commercial. Ce protocole s’inscrit dans le cadre de la généralisation de la dématérialisation des procédures administratives et le renforcement de la transparence pour améliorer le climat des affaires au Maroc.
– Le ministre chargé des Relations avec le parlement et la société civile Abdelaziz Elomari a indiqué que 277 projets de lois ont été adoptés de manière définitive depuis le début de l’actuelle législature jusqu’au 16 février courant. Il a noté que 57 projets de lois sont en cours d’examen par les deux Chambres alors que 16 propositions de lois ont été définitivement adoptées.
*L’Observateur du Maroc et d’Afrique.:
– Malgré la proximité culturelle avec l’Afrique, les PME marocaines doivent s’entourer de précautions. Les règles en matière d’exécution de contrats sont parfois lourdes, elles doivent donc s’acclimater à un environnement des affaires spécifique. « Dans la pratique, les procédures peuvent être longues, ce qui peut aboutir à des délais de paiement pouvant facilement atteindre deux ans sans oublier la non convertibilité du dirham », a averti un exportateur marocain des produits alimentaires.
– Louis Moreno Garcia Cano, chef du département économique à l’ambassade d’Espagne au Maroc, a affirmé que le Maroc « est aujourd’hui un hub pour l’investissement en Afrique ». Il a par ailleurs souligné dans un entretien la position stratégique du Maroc en tant que porte vers le marché africain pour développer la coopération et la collaboration dans le domaine commercial, ainsi que dans le domaine de l’investissement ».
*Le Canard Libéré.:
– La prochaine assemblée générale, prévue en 2017, de la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africain (FANAF) aura lieu pour la première fois en Afrique du Nord, et précisément au Maroc. Ainsi en ont décidé dans une belle unanimité les membres de cette instance (à l’occasion de sa 40è assemblée générale qui a eu lieu à Abidjan), qui ont accueilli avec enthousiasme la candidature du Royaume qui est portée par la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance, présidée par Mohamed Hassan Bensalah.
– Le ministre de la Justice et des libertés Mustapha Ramid a révélé que 21 % des tribunaux marocains ne sont pas conformes aux normes, contre 48 % avant 2012. Pour Ramid, l’état des juridictions affecte le fonctionnement de la Justice car le manque de confort empêche les magistrats d’exercer leurs métiers dans des conditions optimales.
*Maroc Hebdo.:
– A la dernière minute, et en toute discrétion, le Conseil de l’Union européenne a déposé son pourvoi contre l’annulation de l’accord agricole entre le Maroc et l’Union européenne, le 19 février, seulement trois jours avant le délai fixé par la Cour au 22 février. Le Conseil a donc interjeté appel contre la décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) annulant l’accord agricole avec le Maroc. Aucun détail cependant n’a été donné sur les arguments juridiques que le Conseil a présentés pour sa demande.
– Quelques jours après que le Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ) a déjoué l’un des plus grands projets d’attentats ayant jamais visé le Maroc, son directeur, Abdelhak Khiame, a indiqué que « c’est un projet quasiment inédit ». « D’abord par les moyens utilisés. On a saisi une grande quantité d’armes, pour certaines très sophistiquées, comme des snipers. Il y avait aussi, dans le lot saisi, des armes biologiques. Il s’agit d’un véritable commando et pour la première fois, nous avons arrêté un mineur », a-t-il expliqué dans un entretien à l’hebdomadaire.
*Le Temps.:
– Le décès de plusieurs centaines de poulets dans certaines fermes a donné libre cours aux rumeurs les plus farfelues, les plus alarmantes aussi. Le cri d’alarme lancé le 15 février par Thami Boukhari, secrétaire général de l’Association nationale des producteurs de poulets de chair (ANPC) aura vite fait de créer la psychose. Thami Boukhari a soutenu que le taux de mortalité, durant ces derniers mois, a dépassé 50 % dans plusieurs élevages, notant que « ce taux de mortalité est basé sur les constatations des éleveurs de volaille au niveau de leurs fermes ». Beaucoup de consommateurs, ne sachant de quoi il en retournait, ont préféré boycotter la volaille et la consommation d’œufs.
– Dans un rapport publié récemment, la Banque mondiale a mis en exergue le mérite du Maroc pour sa politique d’optimisation de l’eau en vue de booster la production agricole. L’institution financière internationale se réjouit aussi de la qualité de production de biogaz dans le Royaume grâce à un système de recyclage moderne. Les efforts du gouvernement pour améliorer les services d’irrigation dans le bassin de l’Oum Er-Rebia bénéficient de l’aide de la Banque mondiale depuis 2010, sous forme de prêts permettant aux agriculteurs d’adopter des technologies plus efficaces et plus efficientes.
*Le Reporter.:
– Nabila Mounib, secrétaire générale du PSU, a souligné la nécessité d’abaisser le seuil de représentation, du fait que « nous sommes une démocratie en construction ». Dans un entretien accordé au journal, Mounib a également plaidé pour l’adoption de la carte d’identité nationale au lieu de la carte d’électeur car « il y a 11 % des Marocains qui sont en dehors des listes et qui devraient y être automatiquement avec la carte nationale ».
– Hamid Chabat, secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, a déclaré que son parti n’a pas de « lignes rouges » concernant les alliances avec les autres partis politiques. « Avec le parti de la Justice et du développement (PJD), nous partageons le même référentiel, et avec le parti Authenticité et modernité (PAM) nous partageons la modernité », a-t-il confié au journal.
*Finances News Hebdo.:
– Sonasid a tenu mardi dernier une conférence de presse au lendemain de la publication d’un profit warning. Dans la lignée du premier semestre où la société était bénéficiaire, mais en forte chute par rapport au premier semestre 2014, le deuxième semestre a été également marqué par une dégringolade de la profitabilité. Les raisons sont multiples et s’inscrivent là aussi dans la lignée des années précédentes: une concurrence accrue à l’international, surtout à cause de la Chine qui affiche des surcapacités de production et inonde le monde en acier pas cher.
– Une aubaine pour les banques marocaines. L’émission de nouvelles obligations, dites sécurisées, leur permet de mobiliser des ressources longues et à faible coût et, par conséquent, une grande aisance dans le financement du logement et des grands projets structurants des collectivités territoriales. Après des années d’hésitation, les obligations sécurisées feront bientôt leur entrée au Maroc. Le ministère des Finances vient de soumettre au Secrétariat général du gouvernement le projet de loi encadrant cet instrument de financement encore jeune, mais déjà en vogue sous d’autres cieux.
*La Vie Eco.:
– Un grand bouleversement se prépare en matière de permis de construire. Le ministère de l’Urbanisme et les architectes veulent introduire au courant de cette année un amendement à la loi 12-90 pour instaurer le mécanisme de l’autorisation préalable. C’est une procédure qui se substitue à l’actuel système qui est lent et fastidieux. L’autorisation sera accordée sur la foi d’une simple déclaration de l’architecte. Dans un premier temps, ce changement ne devrait concerner que les petits projets, notamment la construction d’immeubles en R+3 et moins. Il vise à désencombrer les services en charge de l’examen des demandes. L’octroi du permis d’habiter obéira à la même règle.
– Les bonnes nouvelles semblent avoir marqué le secteur de l’offshoring en 2015. Outre les chiffres de l’Office des changes publiés il y a peu et qui font état d’une croissance globale de 11 % de l’activité, la création d’emplois, l’installation de nouvelles entreprises et des taux d’occupation satisfaisants dans les zones d’activités offshore sont autant de signaux encourageants pour le secteur, surtout dans un contexte loin d’être facile. Ce sont les acteurs l’ITO (IT Outsourcing) et du BPO (Business Process Outsourcing) qui ont le plus contribué à cette croissance de 11 % puisqu’ils ont enregistré une progression de leur chiffre d’affaires estimée entre 10 et 20 %.