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Rentrée scolaire : A Souss-Massa, les préparatifs vont bon train

Par Younes Taleb

Le ministère de l’Education nationale avait annoncé, samedi dernier, avoir officiellement opté pour l’enseignement à distance pour le démarrage de l’année scolaire 2020-2021, tandis que les cours en présentiel restent optionnels pour les parents d’élèves qui le désirent.

Ainsi, les établissements scolaires doivent préparer le climat propice pour ce mode d’enseignement et respecter les consignes des autorités sanitaires et locales en matière de lutte anti-Covid. Dans cette foulée, l’Académie régionale de l’éducation et de la formation (AREF) de Souss-Massa a tenu récemment différentes réunions avec l’ensemble des responsables concernés par la gestion du système éducatif au niveau de la région afin de bien préparer la prochaine rentrée.

Dans une interview accordée à Menara.ma, le directeur de l’AREF Souss-Massa, Mohamed Jai Mansouri, a indiqué que les préparatifs de la rentrée ont déjà commencé depuis l’année dernière à travers des actions menées principalement au niveau de l’infrastructure et des ressources humaines, tout en prenant les mesures nécessaires pour protéger les élèves et les enseignants de la pandémie.

 Quels sont les préparatifs pour la prochaine rentrée scolaire ?  

M. Jai Mansouri : Pour l’éventuelle rentrée scolaire, on a prévu la préparation d’un cadre de référence qui prend en considération les différentes étapes de l’évolution épidémiologique. Il prend aussi en charge l’enseignement à distance, l’enseignement alterné et aussi l’enseignement en présentiel.

On est prêt sur tous les plans pour aborder les différents modèles et je ne vous cache pas que la région Souss-Massa connait une situation épidémiologique plus ou moins rassurante et meilleure que celle d’autres régions, ce qui va nous permettre d’entamer une rentrée scolaire plus ou moins normale, mais à condition de respecter les mesures préventives sanitaires préconisées par le ministère de la Santé et les autorités. Dans ce sens, on a donné des consignes strictes pour qu’ils soient bien respectées pour l’ensemble des intervenants à savoir les directeurs d’établissements pour avoir une rentrée scolaire saine.

Dans ce cadre-là, on a décidé qu’il ne faut pas dépasser 20 élèves par classe comme ça pour respecter la distanciation physique. Le port du masque est obligatoire surtout pour les élèves à partir de la 5ème année du primaire. Les établissements scolaires sont dotés des moyens nécessaires pour lutter contre le Covid-19 comme les gels hydroalcooliques, le savon, etc.. mais également d’appareils pour bien désinfecter les locaux dont les salles de classes.

On va débuter un certain nombre de réunions qui devront être encadrées par les inspecteurs pour sensibiliser et partager les informations avec les enseignants, qui devront à leur tour encadrer leurs élèves.

Quid des infrastructures et de l’effectif du corps enseignant ?

Pour cette année, 24 nouveaux établissements au niveau de Souss-Massa vont ouvrir leurs portes dès le 1er septembre, à savoir 7 écoles communautaires réparties sur l’ensemble de la région, 8 lycées, 4 internats, 3 écoles primaires et deux écoles de la 2ème chance.

Du point de vue élargissement de l’infrastructure, on a fait un effort considérable pour le remplacement du préfabriqué, avec l’ouverture de 651 salles de classe dont 282 pour le préscolaire mais également la réhabilitation de 139 écoles.

En ce qui concerne les ressources humaines, on a affecté cette année 1200 nouveaux enseignants répartis comme suit : 590 pour le secondaire et 610 pour primaire. Vingt-quatre nouveaux inspecteurs vont également rejoindre la région. Pour les cadres administratifs, on a affecté 195 directeurs et surveillants généraux au niveau des établissements.

 Est-ce qu’il y a un effectif suffisant pour assurer les cours lors de la prochaine rentrée ?

L’effectif est fixe que ça soit pour les élèves ou bien pour les enseignants. Il y a simplement un ajustement et un réarrangement des emplois du temps à faire. Dans ce cadre-là, si l’effectif dépasse les 20 élèves par classe, on opte pour le travail par groupe, c’est-à-dire un groupe en présentiel et un autre en auto-enseignement à la maison accompagné par les enseignants. La présentation des séquences essentielles et constructives doivent se faire en présentiel, et pour tout ce qui est travail d’application et des exercices cela doit être fait à la maison, comme ça on pourra alterner entre l’enseignement en présentiel et l’auto-enseignement, tout en assurant un accompagnement par les enseignants et aussi par les directeurs d’établissements.

Je tiens juste à rappeler que les parents d’élèves qui décident d’envoyer leurs enfants à l’école doivent remplir le formulaire préconisé par le ministère de l’Education nationale. Il est prédisposé au niveau des établissements et peut être également téléchargé au niveau de la plateforme Massar.

Pour ce qui est des contrôles continus, se feront-ils en présentiel ou à distance ?

Pour les contrôles continus, on a adopté actuellement le mode présentiel, parce que c’est plus crédible mais on est en train de travailler avec les inspecteurs, les enseignants pour élaborer un modèle qu’on doit appliquer pour l’enseignement à distance.

Est-ce que les professeurs sont suffisamment formés en NTIC pour assurer les cours à distance ?

Nos enseignants sont sensibilisés à l’utilisation des technologies d’information et de communication depuis des années et cela remonte à 2008-2009 au début de l’implémentation du programme d’urgence pour l’éducation nationale.

Au niveau des établissements, un certain nombre de salles de classe, qu’on appelle les « salles Génies », sont équipées d’ordinateurs, raccordées à internet par l’ADSL ou bien d’autres moyens satellites. Nos enseignants qui y travaillent ont produit un certain nombre de documents. Par exemple, l’année dernière on a produit officiellement 959 ressources numériques qui ont été envoyés au ministère pour présenter des leçons à travers la télévision et la plateforme TelmidTICE. En parallèle à tout ça, les enseignants par leurs efforts personnels ont produit quelques 9620 ressources numériques qui étaient employés avec leurs élèves. On continue actuellement à équiper des studios au niveau provincial et des établissements pour l’enregistrement des vidéos afin de collaborer à l’effort national en vue de surmonter ce défi.

 

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