Particulièrement tendus et engagés depuis plusieurs années, les clasicos sont plus violents que les autres matches de Liga ou les rencontres de Ligue des Champions.
Cela montre bien ce que peut être un clasico. En ce 19 avril 2003, les Madrilènes (1ers) possèdent vingt-quatre points d’avance sur leurs rivaux barcelonais (12es). De quoi s’attendre à un match plus dépassionné qu’à l’habitude entre les deux grands d’Espagne. Mais si la rencontre s’achèvera sur un score nul (1-1), elle se terminera surtout avec onze avertissements et une expulsion… Avec cette scène, à la 35e minute, où l’on verra Zidane s’accrocher avec Puyol, puis encore plus avec Luis Enrique, puis tout le monde avec tout le monde.
On n’imagine pas les deux anciens joueurs, désormais sur les bancs madrilène et barcelonais, devoir être retenus par leur staff pour ne pas s’écharper, ce samedi, lors du premier clasico de Zidane comme entraîneur du Real. Mais leurs joueurs, pas impossible. Parce que le clasico est un match à part. Avec la tension que cela comporte.