Saoudi El Amalki
(1ère partie)
Selon les règles générales en vigueur, la gérance judiciaire provisoire, ne serait désignée au sein d’une société, sauf si celle-ci est confrontée à un litige de force majeure, entre les membres du conseil d’administration. Sa mission se limite de manière stricte, à la convocation de l’assemblée générale en vue du renouvellement de l’instance directoire…
Or, dans maints cas, on relève des passements criards qui s’exercent dans des établissements privés en particulier qui, au lieu de solutionner les différends, attisent les tensions entre les familles. Dans la capitale du Souss, les exemples de ces pratiques abondent notamment à l’hôtel Anezi, à l’hôtel La Suite ou encore à l’Institution Founty privée, entre autres…
En fait, le premier cité, un fleuron de l’hôtellerie de la capitale du Souss, depuis déjà les années quatre-vingt du siècle écoulé, aura été soumis à de grosses dérives, vilement perpétrées par un gérant judiciaire provisoire (B.A), connu de tout le monde par ses méfaits, aux côtés de quatre autres agents aussi inciviques que déloyaux…
Depuis sa désignation dans cet hôtel, il y a plus de deux ans, ce dernier a semé la hantise au sein de l’établissement en se permettant de fourrer le nez dans les affaires personnelles d’autrui, de se comporter brutalement contre des directeurs et des employés à tel point que ceux-ci préféraient déposer leur démission que de subir son calvaire, de se conduire comme si l’hôtel était sa propre propriété…
Visiblement, le gérant en question, par le biais de ces agissements avançait des prétextes sans nul preuve afin de ne pas provoquer des assemblées générales dans les délais prévus, en s’attelant du coup, à faire disparaître les documents requis et finalement, à baliser les chemins de la procédure de la liquidation judiciaire…
Il s’avère donc que durant le passage de ce gérant provisoire, sans doute en connivence tamisée avec un lobby de la prédation, vise tirer profit du différend familial, aux dépens de la stabilisation et du redressement judiciaire de l’hôtel. Tout au long de sa tâche qui consistait à faire recouvrer la concorde des héritiers et rehausser la situation financière et administrative de l’hôtel, le gérant sus mentionné n’a fait que satisfaire sa voracité et celle de ses protecteurs, sans nul scrupule. Ses attitudes ostensibles sont tellement assassines qu’il s’est même payé le luxe de tenter de vendre deux locaux appartenant à l’hôtel…
Fort heureusement, après les plaintes adressées au tribunal, le passage de ce « malfrat » de gérant n’est plus qu’un mauvais souvenir, puisqu’il est remplacé par un successeur, apparemment bien plus correct.
Il faut bien dire enfin que cet hôtel, fondé sur un promontoire sis au cœur de la ville, par feu Najem Abaâkil, s’érige aujourd’hui en réel patrimoine de haute facture, faisant la fierté de la cité Al Inbiât, en pleine relooke. Décédé en 1999, le fondateur de cette splendide structure hôtelière a légué ce joyau à une famille nombreuse dont le président Tarek Abâakil, fraîchement élu à la tête du Conseil d’Administration est censé remettre sur les rails ce bijou et redorer le blason d’un héritage de si belle notoriété.
A suivre
