Saoudi El Amalki
Lors du récent conseil de gouvernement, il fut décidé le retour du système de Bachelor aux universités, précisément par le biais des écoles supérieures de technologie. Cette décision est intervenue sur une invitation du ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation Azeddine Midaoui qui a ressuscité ce système pédagogique universellement usuel, mis en avant initialement par le Pr Saaïd Amzazi, ancien ministre de l’enseignement supérieur dans le gouvernement Saadine Othmani, avant qu’on n’y ait renoncé au début du mandant de l’actuel gouvernement par son successeur Abdeltif Midaoui…
Le nouveau système Bachelor vise à mettre en adéquation la formation universitaire aux normes académiques internationales et mettre en place des formations professionnelles répondant aux exigences du marché de l’emploi, surtout aires l’annulation du système de licence professionnelle. Cette mesure a engendré un vide clair au sein des filières de formation professionnelle universitaire…
Le ministère de l’enseignement supérieur a affirmé que l’adoption du système Bachelor en technologie allait conférer aux écoles supérieures de technologie le statut de l’excellence académique tout en gardant le registre professionnel. Il permet aux étudiants d’acquérir des compétences linguistique, technique et culturelle à même de leur permettre de s’intégrer dans les chaînes de l’entourage national et mondial…
Cette réforme advient dans le cadre de la mise en œuvre de la loi-cadre 51.17 relative au système de l’éducation nationale, de la formation et de la recherche scientifique, notamment dans son volet ayant trait à la diversification de l’offre formative et le relèvement de sa qualité au sein des établissements de l’enseignement supérieur à l’accès limité…
Il est à signaler que le système Bachelor était lancé en 2021 à travers le mandat de l’ancien ministre Saaïd Anzazi, après de larges concertations avec les acteurs du milieu académique, alors que le successeur Abdeltif Miraoui, a décidé de lui mettre un terme, ce qui a causé la suppression de l’inscription plus de 24 000 étudiants qui s’y sont impliqués, sans permettre des alternatives claires à leur parcours estudiantin…
Le système est fondé sur une récente architecture pédagogique anglo-saxonne se basant sur l’amélioration des aptitudes personnelles et des compétences occasionnelles, la fortification des langues étrangères, en plus de la création d’une année constitutive reliant l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur. Chose qui a facilité la transition des étudiants et le renforcement des chances de réussite et leur ouverture académique et professionnelle.
