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Révolution du Roi et du Peuple Une épopée flambante à rééditer

Saoudi El Amalki

Aujourd’hui, le Maroc commémore, dans la liesse et la fierté, le 72ème anniversaire de la révolution du Roi et du Peuple. Une épopée historique qui mit du feu et du sang dans les artères du royaume, à l’issue de l’exil de feu Mohammed V et la famille Royale. Une époque de patriotisme et d’appartenance qui a mis fin au joug du protectorat et ouvre une autre page de liberté, ponctuée par le retour au bercail du Roi, symbole de la synchronie des deux artisans unis et cimentés pour le succès : la Monarchie et le Peuple. Ce triomphe allait persévérer à d’autres conquêtes, des années plus tard, pour parachever l’intégrité territoriale du pays, marquée par la marche verte, toujours avec le même esprit de communion vers la construction mutuelle entre la Royauté et le Peuple pour une Nation moderne et démocratique. Ce que le regretté libérateur de la Oumma Mohammed V a évoqué lors de son illustre discours de Tanger : « Le petit Jihad et le grand Jihad ! »…

Depuis donc plus de huit décennies, notre pays est en passe d’entamer la grand Jihad. Le combat pour l’instauration de Nation forte et prospère est aussi une révolution constante du Roi et du Peuple de si longue haleine, parsemée d’entrave et d’embûche vers le progrès et la justice sociale. Cependant, en dépit des prouesses du parcours ardu et épineux, toutes les conditions de cette épreuve laborieuse n’ont pas toujours été concluantes au profit de la totalité des populations. Cette révolution heurte encore des écueils qui handicapent son évolution fluide, dûs assurément aux des phénomènes qui n’existaient guère lors du petit Jihad, notamment la corruption, la fraude, le conflit d’intérêt, l’injustice, l’hégémonie, la disparité. Si le petit Jihad avait réussi dans le combat pour chasser les colons soit à travers par le martyr et le sacrifice ou encore par la paix et la diplomatie, la grand Jihad semble marquer le pas à cause de ces déficits…

Il est donc question d’une réelle révolution pour la naissance d’une Nation où les valeurs suprêmes de la précédente révolution du civisme et d’amour de la patrie règnent en force, où l’idéal moralisateur de diverses échéances électorales est en phase de la volonté des électeurs sans pression ni soudoiement, où les inégalités sociales et spatiales s’estompent et où les richesses sont distribuées à parts égales sans exclusivisme ni favoritisme. C’est à ce prix qu’on honoré haut et fort cette Révolution, à la mémoire du défunt Mohammed V qui avait évoqué malgré l’allégresse de l’indépendance, le Grand Jihad, juste après son entrée triomphale dans la mère-patrie en faveur laquelle il avait enduré l’exil. Une leçon qui devrait être présente dans l’esprit des bâtisseurs du Maroc d’aujourd’hui, de quelque registre qu’il soit. D’autant plus que le piédestal de la Nation du Roi et du Peuple est indélébile, durant plus de 12 siècles. Honorons alors cette seconde Révolution !

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