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​“Une vie de colon à Mazagan” de Mustapha Jmahri traduit en arabe

La traduction arabe par Mostapha Taouby de l’ouvrage « Une vie de colon à Mazagan. Agriculteurs étrangers en Doukkala » de Mustapha Jmahri, est parue récemment, dans les éditions « Azzamane », série Difaf (22), avec le soutien du ministère de la culture.

Dans l’introduction de son ouvrage, Jmahri a exposé quelques faits de l’Histoire de Mazagan, la possession de terres par des étrangers à Doukkala (provinces d’El Jadida et Sidi Bennour), la prolifération de la propriété privée et la récupération des terres, tout en ponctuant son récit par des témoignages délivrés par d’anciens colons, leur vie et leurs expériences, en expliquant notamment leur apport au niveau de l’agriculture au Maroc et leurs relations avec leurs voisins marocains.

Dans le chapitre dédié aux mémoires et témoignages, le chercheur a inclus plus de 20 témoignages de personnes rencontrées ou contactées, parmi les anciens colons, leurs femmes ou enfants, expliquant, à titre d’exemple, que la relation employeur-employé n’a pas été clairement évoquée dans les témoignages.

« La méthodologie suivie dans le traitement de la présence étrangère dans le domaine agricole, au niveau de cette région (Doukkala), consistant en une interview ouverte et indirecte, permet de répondre à plusieurs questions. Les déclarations aident énormément à comprendre la situation socio-économique à Doukkala, ainsi que la relation qui liait l’agriculteur étranger aux enfants du douar et ceux avoisinants », a indiqué dans la préface du livre Ahmed Belkadi, Doyen de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines relevant de l’Université Ibn Zohr-Agadir.

« Le Professeur Mustapha Jmahri a donné la parole aux colons eux-mêmes pour faire part de leurs expériences dans la région », écrit de son côté le traducteur dans sa préface, précisant qu’en dépit des deux tiers de personnes qui ont décliné la demande, le tiers restant a apporté d’intéressants éclaircissements à ce sujet.

Dans la préface de l’édition française intitulée « l’écoute de l’homme, de la terre et de l’Histoire », l’écrivain et romancier Fouad Laroui, note que

cet ouvrage est riche en informations sur la topographie de Doukkala, son climat et les cultures expérimentées par les colons et les méthodes agricoles adoptées.

Pour lui, « ce que fait avec insistance Mustapha Jmahri est très important. Il a très tôt compris que l’Histoire, c’est d’abord celle d’individus et de modestes gens et qu’il fallait consigner leurs souvenirs ».

Ce livre de 183 pages, moyen format, est le douzième paru dans la série « les Cahiers d’El Jadida ». Il comprend des dizaines de photos en noir et blanc de colons, leurs familles, les régions de Doukkala où ils résidaient, ainsi que leurs outils agricoles, leurs habitations ou ce qui en reste.

Outre la bibliographie et d’autres ouvrages de l’écrivain, le livre s’est achevé par une annexe comprenant des documents de recherche, ainsi qu’une liste non exhaustive des noms de colons à Doukkala au niveau de chaque commune rurale, entre autres.

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