Le Danemark rembourse, ce lundi, son dernier emprunt libellé en devises étrangères d’un montant de 1,4 milliard d’euros, pour devenir ainsi sans dette en devises étrangères, pour la première fois depuis 184 ans, selon la Banque centrale danoise.
« Le règlement de la dette ne doit pas être considéré comme un motif de relâchement » a affirmé le ministre des Finances, Kristian Jensen, mettant en garde contre la tentation de dormir sur ses lauriers.
« A partir de 2030, nous aurons la perspective d’un énorme déficit public de 20 ans, parce que les baby-boomers sortiront du marché du travail et seront remplacés par de jeunes générations. Si nous ne relevons pas ce défi, nous risquons des lacunes dévastatrices dans la confiance internationale en l’économie du Danemark », a-t-il expliqué.
Ce remboursement ne signifie pas que l’Etat danois n’est plus endetté, puisque le gouvernement émet régulièrement des obligations en couronnes pour couvrir ses déficits et le remboursement de titres de dette arrivés à échéance.
Fin 2016, l’Etat avait encore une dette intérieure d’environ 650 milliards de couronnes (85,4 milliards d’euros), soit l’équivalent de 32% du PIB, sachant que les investisseurs étrangers détiennent environ 40% de cette dette.
Le premier emprunt d’Etat danois en devises étrangères remonte à 1757, lorsqu’il a prêté l’équivalent d’un demi-million de rigsdaler de Hambourg et d’Amsterdam.
