Les services de la police de Marrakech ont mis la main, vendredi dernier, sur un criminel recherché depuis 2011 pour divers crimes, dont un meurtre. Il s’agit d’un séparatiste qui avait fui après ses forfaits vers les camps de Tindouf, avant de revenir au Maroc sous une fausse identité.
«M. H» (initiales de ce prévenu), ex-résistant de l’Armée de libération nationale et ancien employé de l’Office chérifien des phosphates à Boucraâ, près de Laâyoune, aurait quitté le territoire marocain en décembre 2011. Et ce après avoir commis un meurtre qui a coûté la vie à un jeune originaire de Laâyoune, Bouchaib El Ouali (18 ans). Ce criminel a aussi appris qu’il a été formellement identifié sur des images qui l’indexent comme étant l’un des principaux meneurs des violences qui ont fait plusieurs morts, dont des membres des forces de l’ordre, à Gdeim Izik une année plus tôt.
Le fugitif se rendra d’abord à Smara avant de rejoindre Tifarity, puis les camps de Tindouf, avec la complicité active de la séparatiste de l’intérieur Aminetou Haïdar et des membres de sa tribu (Rgueïbat Zerguiyyine). À Tindouf, puis à Alger, il occupera quelques petits boulots, avant de se voir confier la mission d’inciter les jeunes Sahraouis marocains à se rendre en visite dans les camps de Lahmada pour participer aux activités organisées par le Polisario. Genre, la récente université d’été de Boumerdès, où on apprend même le maniement des armes et la confection des explosifs.
Finalement, tout ce tapage inutile a fini par donner à M.H le mal du pays, où il est revenu en traversant la frontière algéro-marocaine au niveau de l’Oriental. Appréhendé avec 25 autres clandestins, il donnera une fausse identité avant de fuir vers Oujda, puis Casablanca et terminer sa course à Marrakech où il était arrivé le 3 août courant.
Une semaine plus tard, et alors qu’il était en état d’ébriété, une rixe avec le chauffeur d’une Peugeot 307 qui l’a mené directement à la préfecture de police de Marrakech. Confondu grâce à ses empreintes digitales, après son refus de décliner son identité, M.H a été écroué sur la base de l’avis de recherche national lancé à son encontre 7 années plus tôt.
