Le gouvernement a élaboré un nouveau projet de loi relatif à l’exercice de la médecine légale. Le texte devrait être examiné lors de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif prévue demain.
L’adoption d’un nouveau texte régissant les activités médico-légales s’impose au vu des conditions d’exercice de cette discipline ô combien primordiale pour la bonne marche de la justice.
Pour rappel, une étude réalisée en 2013 par le CNDH avait mis au jour plusieurs insuffisances dans ce domaine. Intitulée « les activités médico-légales au Maroc : la nécessité d’une réforme globale », l’étude avait souligné que le Maroc comptait moins d’une vingtaine de spécialistes en médecine légale (dont deux Professeurs assistants et un Professeur agrégé) et un seul service hospitalo-universitaire dans cette discipline.
Concernant les activités médico-légales liées aux décès, le rapport du CNDH affirme qu’elles sont exercées soit dans des morgues hospitalières, soit dans des morgues municipales précisant que les levées de corps ne sont que rarement pratiquées sur les lieux de découverte des cadavres. Pis, la plupart des morgues gérées par les administrations hospitalières se caractérisent par la vétusté des locaux et des installations frigorifiques et l’insuffisance quantitative et qualitative du matériel utilisé dans les autopsies.