Saoudi El Amalki
Décidément, le Royaume d’Espagne, inébranlable sur le principe favorable à l’intégrité territoriale de son homologue marocain, n’hésite jamais à le faire savoir sur ses supports politiques, diplomatiques, économiques, culturels et médiatiques. Droit dans ses bottes, notre voisin méditerranéen ne manque pas de confirmer ses convictions à cet égard, sitôt que l’occasion s’y présente, par le truchement de tous les moyens possibles…
Le fameux magazine « National Geographic Espagne » vient de réserver un reportage sur les ravissements oasiens dont regorge le potentiel marocain à cet effet, sans nullement omettre de mentionner pour autant, l’intégralité de la carte géographique du Maroc avec plus spécialement, ses terres du sud récupérées. Un rappel systémique d’une évidence hardiment renouvelée, à l’adresse des lecteurs des composantes de la société espagnole !…
Au-delà des charmes fascinants que le périodique ibérique met en lumière sur les bijoux naturels du sud, à travers des gravures et des narrations aussi saisissantes que porteuses, l’illustré passe aussi en revue non sans ingéniosité, l’aspect typique et inédit de cette partie intégrante du territoire du sud marocain recouvré. Une accointance harmonisante alliant la sublimité documentaire et l’authenticité territoriale…
La découverte exotique d’un pays séculaire dont les diversités écologiques s’enchevêtrent dans tous les recoins du Nord au Sud, renvoient une unicité de ce territoire soudé et intégral. Ainsi, la perception des populations espagnoles, par le biais du récit raffiné du prestigieux magazine écologique, en a pour leur goût, tout en constituant une influence positive sur ce lectorat admiratif de la finesse et de la justesse de ce produit médiatique…
Il faut bien dire qu’au sein des courants politiques et des sensibilités intellectuelles ibériques, il existe toujours des voix qui ne s’alignent pas forcément sur la thèse marocaine par apport à son Sahara, à travers l’influence indépendantiste en vogue chez nombre de franges sociales espagnoles. Aussi, la ligne rédactionnelle de cet important magazine contribue à la persuasion de l’opinion publique de la justesse de la position marocaine…
Il n’en demeure pas moins sûr que l’envoûtement que suscite une orfèvrerie narrative dans les cœurs des espagnols, par les messages perçus d’un pays indivisible et cohérent, depuis douze siècles dans l’histoire de l’humanité, génère l’enfoncement aux tréfonds des citoyens de la péninsule de la réalité marocaine que seuls les renégats et récalcitrants trouvent du plaisir à contester. Tant de convictions passent par le cœur avant la raison !…
A force de multiplier les publications sur la véracité et la souveraineté marocaine sur le Sahara, on finit par vulgariser et banaliser cette vérité ancestrale que ne cessent d’apostasier certains ennemis ou encore adeptes du séparatisme. C’est autant dire que la question du Sahara marocain ne devra plus « moisir » dans les dédales de la haute sphère mais censée parvenir dans la vie courante des marocains ainsi que les peuples de la région et du monde entier. Ce qu’a fait le magazine espagnole en question en est une belle illustration de normalisation !… Cela ne fait que consolider davantage les rapports d’estime, de respect et de coopération entre les royaumes frontaliers, à travers les ententes diplomatiques de leurs États respectifs, mais aussi entre les peuples sous leurs diverses expressions… Pablo Neruda, le fin poète chilien disait cette belle tirade qui traduit la justesse de la vérité marocaine sur son Sahara :
« Dites-moi, la rose est-elle nue ou est-ce sa seule robe ? Pourquoi les arbres, cachent-ils la splendeur de leurs racines ? »…
