La brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) a adressé une convocation à la chanteuse Dounia Batma pour l’interroger sur la plainte qui a été déposée par le centre national des droits de l’homme, en juillet dernier, auprès du procureur général du roi près la cour d’appel de Marrakech à propos de diffamations et insultes dont auraient été la cible sur les réseaux sociaux le président du centre et certains de ses avocats, membres de son bureau.
La chanteuse a été convoquée pour le fait que certaines victimes l’accusent d’être derrière ces comptes de « Hamza moun BB» sur Snapchat et Instagram, expliquant, selon la même source, qu’elles ont été visées par ces comptes dès qu’elles ont eu un différend avec elle.
La BNPJ a également adressé une convocation à l’artiste populaire Fatima Zahra Laaziri, connue sous le nom de « Chikha Trax », pour l’interroger sur une plainte portée à son encontre par la chanteuse Saïda Charaf, qui l’accuse « d’insultes et de calomnies » et à la suite d’une déclaration que Trax a faite à un site Web selon laquelle elle était en contact avec « Hamza Moun BB » et de son apparition dans une vidéo chantant dans une boîte de nuit le nom du compte mentionné et le prénom de son propriétaire.
Saïda Charaf devra témoigner devant le tribunal de première instance de Marrakech, lundi prochain, lors de la deuxième audience du procès d’un étudiant originaire d’Agadir, le parquet l’ayant déjà renvoyé devant le juge d’instruction du même tribunal, en août dernier, qui a ordonné son incarcération pour atteinte, entre autres, à la privée des personnes et diffamation.
Quant au troisième dossier relatif aux mêmes comptes sur les réseaux sociaux dans lequel sont poursuivis un correspondant d’un journal électronique, un propriétaire d’une agence de location de voitures et un blogueur, le juge d’instruction a décidé de prolonger leur détention provisoire d’un mois supplémentaire, en attendant la fin de l’enquête préliminaire sur les soupçons qui pèsent sur eux dont « diffusion de fausses allégations en vue de porter atteinte à la vie privée de personnes », et de « chantage ».