Le ministère de l’Intérieur s’est opposé catégoriquement à un projet de loi présenté par le groupe socialiste au parlement, suggérant une modification du code de l’état civil, sous prétexte que laisser la liberté aux citoyens dans le choix des prénoms pour les nouveau-nés crée un désordre au sein de la famille.
Ce refus, selon le ministre de l’Intérieur, vient couper avec l’usage qui laisse les gens donner des prénoms de circonstances comme Sadam Hussein ou Oussama Ben Laden.
En revanche, Hassad n’a pas apprécié un autre projet de la commission de l’Intérieur visant à supprimer la discrimination dans l’octroi des prénoms selon la descendance tels que Sidi et Moulay en considérant que ces noms sont reliés à l’Histoire du Maroc. Chose surprenante pour le député socialiste Mohamed Mellahi qui suppose que les Marocains sont tout à fait libres de baptiser leur progéniture conformément à l’esprit de la Constitution de 2011, indique le quotidien Assabah.
Rappelons que le projet de loi vise la modification de l’article 20 du code de l’état civil qui exige un certificat délivré par le patriarche des Chorfas pour prouver l’origine chérifienne du nom familial choisi. Une mesure qui touche aux principes des droits de l’homme et à l’égalité entre les citoyens, selon le parti socialiste.
Jamal Khaur Eddine