Dans le cadre de l’organisation par la cité ocre de la Cop 22, des deals douteux, dont la valeur est estimée à 280 millions de dirhams, ont fini par mettre dans l’embarras le maire de Marrakech, Larbi Belcaid, et son premier vice-président, Younès Benslimane, tous deux du PJD.
Lundi 26 janvier, les deux responsables ont été déférés par le procureur du roi près le tribunal en charge des crimes financiers de la ville devant le juge d’instruction.
Belcaid et Benslimane sont poursuivis pour dilapidation de deniers publics et signature de contrats de gré à gré sans disposer de la qualité les habilitant à procéder à ce type d’accords, suivant les dispositions des articles 381 et 241 du Code pénal, précisent des sources bien informées.
La même poursuite judiciaire concerne également quelque 70 entrepreneurs et responsables au Conseil communal, suite à une enquête menée par la Brigade nationale de la police judiciaire.
Réagissant à cette mesure, président de l’Association marocaine de défense des droits de l’Homme, s’est félicité de voir la procédure suivre normalement son cours «malgré les pressions exercées par des parties influentes voulant vider cette affaire de son contenu». Pour lui, le maire de la ville a utilisé un événement à caractère international pour faire passer des contrats sur des projets dont l’exécution n’a été entamée qu’après la Cop 22.
Les contrats en question concernent des projets d’éclairage public portant, dans leur globalité, sur quelque 357 millions de dirhams d’investissement. Mais, alors que l’appel d’offre lancé dans ce cadre avait vite été abandonné, Younès Benslimane s’est, pour sa part, lancé dans des négociations de gré à gré sur le même marché et avec une entreprise en particulier.