Faut-il se réjouir dans ce qui se passe à Taghazout Bay ? Il ne fait, à coup sûr, pas de doute que ce sursaut déclenché par le Souverain a suscité une profonde sensation de liesse allègre parmi les populations qui en ont raz le bol de voir proliférer à profusion, des infractions de l’urbanisme, dans l’impunité totale. Si la machine vrombit, à plein régime pour démolir les dépassements au grand jour dans ce joyau balnéaire, l’espoir se décontracte davantage afin que ces mesures aillent jusqu’au bout de leur entreprise.
En fait, il faut bien dire que la station de Taghazout Bay qui a déclenché tout ce remue-ménage, n’est finalement que l’aspect saillant de l’iceberg. Nombre de constructions dans la capitale du Souss, brillent toujours par des défaillances qui infestent le secteur de l’urbanisme. On croit bien savoir, dans ce sens, que des structures hôtelières qui évoluent sans scrupule, mais sans permis d’habiter en poche. D’autres renferment en leur sein des irrégularités flagrantes, au niveau de l’occupation du domaine public ou encore des édifications entachées de malfaçon et de fraude en matière de finition. A ce propos, on ne peut passer sous silence, la multitude d’hôtels qui est toujours à l’arrêt, tel Salam, , Kasbah, Transatlantique…qui occupent des places de choix sur la ceinture du secteur balnéaire de la ville. De plus, on comptera une kyrielle d’hôtels qui ne sont plus en état d’abriter des visiteurs, à cause des défections entravant leur fonctionnalité, en termes urbanistiques.
Un grand coup de balai est donc à mettre en fonction pour libérer la cité de toutes ces anomalies qui font honte, depuis des lustres. On ne peut prétendre mettre la première station balnéaire du royaume dans un guêpier de défectuosités qui continue à ronger le corps d’une ville en pleine expansion urbanistique. Le hic du secteur émane également des environs où les barons du foncier s’accaparent sans vergogne, les superficies immenses par des contreparties dérisoires, tout en profitant de l’ignorance juridique et de la misère prolifique des campagnards. Là-bas, sur les montagnes d’Imouzzer et d’Ida Outanane, les lascars immobiliers, tels des loups affamées, rôdent dans les parages naturels et confisquent, sans pitié, les terres ancestrales à leurs ayant droits pour s’adonner à la spéculation terrienne. La volonté qui se pointe à présent, dans les constructions illicites de Taghazoute devrait alors se revigorer davantage, en vue de couvrir tout le territoire de la préfecture !
Saoudi El Amalki