Saoudi El Amalki
Après le cataclysme de 1960 et dans le sillage de sa reconstitution, Feu Hassan II avait pressenti qu’Agadir avait tous les ingrédients de devenir une station balnéaire de haute notoriété mondiale. En effet, la destination renfermait une baie resplendissante, un climat clément pendant quasiment toute l’année, une mer limpide et un soleil luisant. Il s’est donc attelé à convertir tout ce potentiel naturel en un atout matériel concret en faisant appel à des professionnels de tous bords, tout en mettant à leur disposition du foncier afin qu’ils fondent leur projet touristiques à des prix préférentiels. C’est ainsi que des opérateurs du tourisme ainsi que des cadres qualifiés lauréats de l’Ecole Supérieur Hôtelière de Tanger et bien d’autres tel que, Belghmi, Freedman, Yahia, Irâa, Benabbès-Taâarji, Belahcen, Ohayon, Scally, Marrache, Benhammane, Oummani, Arabab etc…
Au côté de ces pionniers de l’hôtellerie, d’autres experts en voyage comme Kroni, Scally, Dahmaz, Ohayon, Marrache, Ouakhir…, ainsi qu’une élite de restauration et une ribambelle de bazaristes et de guides touristiques. Quelques années plus tard, Agadir s’érige en premier site balnéaire du royaume, grâce à l’implication du Roi et la détermination volontariste de la constellation de l’ancienne vague de professionnels. Il faudrait bien dire que c’est le cœur d’appartenance à la terre sinistrée qui battait pour la renaissance de la cité frappée par le séisme en réponse à la belle citation de feu Mohammed V : « Si le destin avait détruit Agadir, sa reconstruction est tributaire de notre foi et notre volonté ! ». Cet attachement est fortement cimenté dans les fibres de nombre de passionnés de la chose touristique au point de renvoyer à la poignante chanson de Céline Dione « My heart Will go on », dans le film immortel de James Cameron, le Titanic…
Aujourd’hui, ce glamour continue avec toutes les générations présentes qui ont pris la relève tout feu tout flamme, avec la même ferveur de leurs prédécesseurs quoique le contexte n’ait plus tel que par le passé. Il faudra bien reconnaître aussi que le tourisme a pris de l’ampleur et surtout de la complexité dans ses multiples méandres, sans omettre non plus que la destination d’Agadir fait l’objet d’une certaine exclusion, depuis déjà un bon bout de temps par le service de la tutelle centrale. Toutefois, avec l’intérêt que porte ardemment Sa Majesté en ville, à travers la reviviscence du PDU et bien d’autres actions Royales qui ont eu, ipso facto un impact certain sur la vivacité du secteur. Il va sans dire également que les fruits de cette renaissance de la ville ne tardent guère à se faire manifester aussi bien en termes d’affluence que de taux de remplissage et de nuitées, confirmés par les statistiques relevées et rendues publiques par le Conseil Régional de Tourisme d’Agadir-Souss Massa, structure fédérative des intervenants du domaine dont l’Autorité locale constitue le levier principal…
