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Commerce extérieur dans le Souss Une dynamique à optimiser

Saoudi El Amalki

Lors d’une rencontre avec le secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur à la capitale du Souss, l’échange a surtout porté sur les pistes à emprunter pour rehausser ce secteur de plus belle dans une région fort encline en la matière. Cette interaction à laquelle ont pris part un parterre d’intervenants, notamment le Wali de la région Souss Massa, s’est focalisée la mise en exergue du plan d’action du domaine sur la période 2025/2027, en tant que phase stratégique d’appui à l’économie nationale et d’ouverture de la région sur les les marchés planétaires. Ces consultations concertées ont été déjà entamées en compagnie des acteurs économiques et professionnels, depuis l’année écoulée, dans le cadre de la préparation du programme inclusif et ambitieux visant la fortification de la compétitivité économique régionale en phase avec les exigences de l’exportation…

En fait, cette vision consiste à motiver l’investissement productif, l’amélioration du label « made in Morocco » et le relèvement de la place du royaume sur le marché international. À cet égard, comme l’a bien précisé le chef de file régional, les spécificités économiques notoire de la région prête à cette aspiration, de par ses activités de production aussi bien constantes que diversifiées, plus spécialement 97% d’export en tomate, 95% en légume et primeur, 65% en agrume, 50% en conserve de poisson et 20% en artisanat…

Il faut bien dire que la région Souss Massa a cumule des décennies d’expertise avancée en matière d’industrie de transformation et alimentaire. D’autant plus que le plan d’accélération industriel lancé par le Souverain en 1918 avait constitué la clé de voûte de mutation vers l’essor industriel intégré, permettant une envolée stratégique dans nombre de secteurs, notamment les industries de l’alimentation, la transformation de produits maritimes, les industries chimiques, les chantiers navals, en plus de l’évolution des secteurs prometteurs comme l’industrie automobile, de plastique, de matériaux de construction et de délocalisation de services…

Dans le même ordre d’idées, le port d’Agadir, poursuit le Wali représente une fenêtre atlantique ouverte sur le monde et une porte principale d’export des produits de la région. Cet outil de choix a connu ces derniers temps, une forte avancée au niveau des infrastructures, des équipements logistiques et des ressources humaines, en attendant la mise en marche du port sec de la zone de l’accélération industriel de Drarga qui contribuera sans doute, au rapprochement du produit des promoteurs économiques, à l’activation de la cadence des services, tout en assurant la qualité, la compétitivité aux marchés européens et l’ouverture de nouveaux horizons sur le commerce sud-sud…

L’optimisation du climat des affaires et le renforcement de la dynamique de l’export nécessitent en effet, la mise en avant d’un système intégrant qui inclut :
– Une prédisposition idoine des services spécialisés des entreprises sur les études des marchés, de la commercialisation et des techniques d’habilitation
– Une procédure performante d’assurance et de protection des périls commerciaux et financiers
– Un accompagnement intégral des entreprises dans les diverses étapes de l’exportation
– Une intégration de nombre d’entreprises parmi les chaînes d’export et création de nouveaux postes d’emploi
– Un appui spécial des petite et moyenne entreprises, puisqu’elles représentent plus de 90% du tissu de l’économie nationale et régionale…

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