Les couleurs du Maroc ont été représentées avec brio lors d’un show aérodynamique, offert par l’école de Samba Mocidade Independente de Padre Miguel lors de son défilé au Sambadrome Marques de Sapucai de Rio de Janeiro.
Ce spectacle d’une grande beauté a valu à la Mocidade Independente de Padre Miguel le titre de vice-championne des écoles de Samba de Rio de Janeiro à 0,1 point d’écart avec l’école Portela, sacrée mercredi championne 2017 de la catégorie spéciale regroupant l’élite sambiste carioca.
Aux premières heures de mardi, la Mocidade avait repoussé les limites de l’imaginaire en créant un vrai conte des mille et une nuits, où Ali Baba survolait l’arène du Sambadrome sur son tapis volant et contait l’histoire d’un pays enchanté d’une grande richesse.
Dans une atmosphère festive, le public faisait la découverte d’un Royaume à la culture millénaire et à l’histoire toute aussi riche, à travers une succession d’alas (NDLR, un genre de secteurs composés de personnages portant le même costume) et de chars somptueux érigés à la gloire de l’artisanat et de l’identité marocaine.
Pendant près d’une heure, 3.200 personnages brillant de centaines de sequins et arborant tantôt le drapeau et tantôt l’étoile verte du Maroc, ont défilé sous 26 secteurs représentant un souk typiquement marrakchi avec ses conteurs, ses vendeurs de tapis et de thé à la menthe, ses porteurs d’eau et ses charmeurs de serpents.
Avec des costumes inspirés en grande partie des tenues traditionnelles et d’ornements typiquement marocains et des « alas » aux noms évocateurs comme « le trésor rouge des montagnes », « un verre d’eau est plus précieux qu’un pot d’or », « l’argent : richesse de l’artisanat marocain », la Mocidade Independente de Padre Miguel a captivé l’attention d’un public brésilien friand de contes d’Orient comme ceux d’Ali Baba et les quarante voleurs, de Shéhérazade et d’Aladin et sa lampe magique.
De cette profusion de couleurs, de turbans et de paillettes, le public retiendra un spectacle haut en couleur faisant la part belle aux richesses naturelles dont regorge le Maroc, comme l’argent et les phosphates, mais aussi l’huile d’argan.
Aux rythmes d’une samba énergétique et pleine d’allégresse, le défilé a abordé de manière très imagée les spécificités de la culture marocaine avec un char dédié au « souk de Marrakech », tandis que l’architecture marocaine a eu droit à un char allégorique représentant un palais fastueux des mille et une nuits.
Au cours de ce défilé, marqué de la participation du footballeur brésilien « Ronaldinho », le riche passé du Royaume en tant que point de rencontre des caravanes chargées d’épices et matières nobles, ses affluents arabo-andalous ainsi que sa contribution au savoir mondial étaient sublimés par trois superstructures dédiées aux « caravanes du désert », à « la bataille des Trois Rois » (Al Makhazin) » et à « l’Université Al Qaraouiyine ».
Dans les gradins, l’audience était captivée par ce spectacle qui lui a donné envie de voyager vers un pays qu’ils découvrent, pour certains, pour la première fois, à travers les yeux de personnages peuplant les contes des mille et une nuit.
