Santé

À vrai dire La santé, une priorité majeure !

Saoudi El Amalki

Ces derniers temps, la capitale du Souss et précisément du côté de l’hôpital Hassan II, aura vécu des moments de tension. En fait, l’état macabre de cette structure sanitaire, s’est aggravé à tel point que les citoyens de tous bords ont décidé de s’attrouper face au centre hospitalier pour vomir leur colère. À peine l’émeute fut-elle enclenchée que le ministre de tutelle débarqua sur les lieux à fond la caisse pour s’enquérir de visu de ce qui va mal dans la boîte en vive ébullition. Il en est sorti croit-on savoir, avec pas moins d’une vingtaine de limogeages, dont entre autres respectivement, la directrice régionale, le directeur préfectoral ainsi que le directeur de l’hôpital. Des boucs émissaires en vue de détendre le climat devant un soulèvement massif qui va crescendo vers l’embrasement ? Il est bien évident que finalement, quand ça grince, c’est souvent les responsables directs qui sont sacrifiés pour redresser tant bien que mal une situation en phase de débridement…

Il n’en demeure pas moins certain que l’état ringard et délabré dans lequel se meut le CHR d’Agadir incombe également à l’interférence existante au sein de l’hôpital, en raison de ce retard incompréhensible du CHU, depuis plus de deux ans. En attendant la mise en marche du Groupement de Santé Territorial (GST) qui devrait réguler la gestion de staffs des deux composantes distinctes à savoir le personnel de santé et celui d’enseignement supérieur, il s’avère que les deux constituantes évoluant sous le même toit, ne parviennent pas à cohabiter dans la concorde au service du patient. De ce fait, les directions relevant du secteur de la santé ne pourront pas avoir de pouvoir sur les cadres du CHU, mis momentanément au CHR Hassan II d’Agadir. Il va sans dire qu’une bonne partie de dysfonctionnements relèvent de cette ambiguïté endogène qui occasionne des tiraillements funestes…

Cependant, on ne peut passer sous silence le manque terrible des ressources humaines et d’outils et d’équipements sanitaires ainsi que le manquement de scrupule chez nombre de personnels qui s’adonnent à la corruption au su et au vu de tout le monde au niveau de la composante infirmière et celui des praticiens et chirurgiens dont certains « soutirent » des fonds exorbitants auprès de leurs malades, alors que bien d’autres recommandent à leurs « proies » de se faire opérer dans la clinique où ils exercent au lieu de l’hôpital. Bien entendu, on ne peut en aucun aucun, mettre tout le staff infirmier et médical dans le même panier malsain, car il y a comme partout d’ailleurs, un bon nombre de compétences consciencieuses et civiques qui donnent l’exemple de droiture et de probité…

Ceci étant, le grief profond de cette gabegie réside bel et bien en la défaillance qui ronge le système sanitaire dans la politique publique générale. Certes, l’Etat investit dans le béton pour faire fleurir une énorme nomenclature en matière d’infrastructures tel que les CHU dont regorge la quasi-totalité des régions du royaume, outre les hôpitaux et les centres de santé et dispensaires à peu partout dans le territoire national. Toutefois, c’est au niveau de la gouvernance et de la conduite que le bas blesse et qu’il va falloir s’y pencher avec plus de sérieux et de veille pour relever l’offre de santé, palier à toutes les fortes insuffisances, assainir les institutions sanitaires des manies et mettre à leurs têtes des gens du métier…

 

 

 

 

تعليقات الزوار ( 2 )
  1. This article highlights deep issues in Moroccos healthcare system, from internal conflicts to corruption. Its frustrating to see state investment in hospitals ignored by poor management and ethical failures. Change is urgently needed for patient care.unblock game

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