Saoudi El Amalki
Enfin, Agadir, chef lieu de la région Souss Massa, est doté d’une merveille infrastructurelle de haut calibre qui hissera l’un des services vitaux de la nation qu’est la santé. Dans le sillage des prouesses qui flamboient ces temps-ci dont le dernier en date n’est autre que l’adoption de la résolution onusienne 2797 relative à l’autonomie sur les Provinces Sahariennes, le Centre Hospitalier Universitaire Mohammed VI d’Agadir s’est érigé en réel joyau du système sanitaire, bâti sur 30 ha pour une enveloppe budgétaire de 2,6 milliards de dirhams et nanti de 1013 lits au total, répartis sur 867 lits à l’hôpital central, 120 lits pour la psychiatrie et 37 lits destinés à l’oncologie…
Suite aux instructions Royales émises simultanément avec l’inauguration de son homologue de la capitale économique, le CHU d’Agadir englobe une panoplie de haute performance des technicités de pointe de la prestance de santé. En fait, il renferme non moins de huit composantes hautes de gamme en cardiologie, en mère-enfant, télé-médecine, médico-chirurgie, en laboratoires, formation et en simulation médicale. Il se compose aussi de bloc opératoire de 25 salles dont 19 principales et 5 réservées aux urgences, dotées de technologies les plus sophistiquées et d’installation robotique de chirurgie de premier ordre…
Au-delà de cette fonctionnalité dédiée aux soins les plus modernisés, ce gigantesque complexe s’érige en véritable chenal de formation et recherche médicale, assurant la synchronisation des diverses unités de la région, par le biais des canaux de télé médecine et de simulation. L’objectif est de relever le niveau cognitif en matière des différentes prestations médicales des générations montantes afin de se mettre au diapason de la régionalisation avancée en domaine sanitaire. Il est à rappeler que cette réalisation d’envergure était l’œuvre d’un superbe élan partenarial entre le Fonds de Développement Saoudien et le ministère de santé et de protection sociale, alors que l’agence nationale des équipement publics s’est chargée de la maîtrise d’œuvre déléguée…
Amorcé en juin 2018, ce projet de calibre universel incarne une prééminence investissementale dans le royaume et traduit une volonté manifeste d’en faire une joaillerie porteuse, en études préliminaires, en fondation, en infrastructure et en ingénierie de santé dernier cri. En raison de cette nouvelle capacité dont il va faire preuve, le CHU d’Agadir est susceptible de permettre aux patients de la région Souss Massa de se débarrasser des sévices de se faire soigner dans les CHU de Casablanca et de Marrakech, d’autant que cette prouesse hospitalière solidifier la coopération africaine en matière de santé par la disponibilité qu’il requiert désormais cette contribution Sud/Sud…
Sans doute, les populations de la centralité nationale auront-elles, enfin, après une « frustration » qui n’a que trop duré et une attente incompréhensible pour son ouverture, une belle satisfaction d’avoir en leur proximité une structure hospitalière de référence et une gageure éclatante dont les retombées ne seront que prometteuses pour le service public qui demeure une vitalité insistante à la santé des citoyens…
