Saoudi El Amalki
L’occupation du domaine public a toujours été un souci majeur pour les villes du royaume. La capitale du Souss en souffre aussi. C’est un mal qui ronge toutes les cités, en dépit des mesures prohibitives de nombre de services concernés. Ce hic qui prolifère le long des rues et des artères de la ville prend une ampleur soutenue sur les territoires. Un peu partout, les chaussées et les passages sont obstrués par des étalages d’objets à vendre. Les rues et les quartiers sont inondés à craquer par des triporteurs bondés de cargaisons aux mille produits… Toutefois, il importe de dire que nombre d’espaces ont été réservés à la profusion débordante des marchands ambulants, par l’apport de l’INDH, à travers multiples coins de la ville, en vue d’endiguer cette prolifération exaspérante. De même, on saluerait la campagne de la libération du site public qui émaille, non sans satisfecit, ces points considérés comme attentatoires à la quiétude des passants et à l’esthétique de la destination balnéaire. Dans ce sens, on appréciera cet effort fort judicieux qui avait été entrepris au sein de la corniche dont les contrevenants ont été soumis à une rigueur implacable. Au centre ville, le même labeur de nettoyage à grosse échelle ratissait les parages et rendait, de plus en plus, les accès plus évacués plus aérés. L’assainissement de la plage de cette invasion illégale, s’avère impératif, dans la mesure où il permet aux randonneurs de déambuler à leur guise et d’éviter des intoxications alimentaires par manque de normes hygiéniques. Dans cet ordre d’idées, on rappellera la régulation salutaire des horaires d’ouverture et de fermeture des cabarets qui aurait mis, sans doute, tant d’ordre en ville. D’autant plus que cette mesure qui nécessite sans doute, beaucoup d’éveil et de vigueur, mettrait un terme aux agissements illicites des auteurs dont les méfaits portent préjudice à la cité. Il convient de veiller au grand grain, par la la périodicité de ces campagnes en vue de persuader les fauteurs à respecter les lois et les règlements en place. D’autre part, il est loisible de multiplier aussi les rondes de sécurité, en particulier dans des milieux populaires où la délinquance foisonne. On conviendrait que la ville se met à renaître de ses cendres depuis déjà quelques temps afin de redorer son blason terni. Cette persévérance est de nature à instaurer, progressivement mais sûrement, les valeurs de la citoyenneté, du civisme et de l’appropriation des exigences envers la vile. La refonte de ces idéaux commence, en fait ces principes de base pour pouvoir prétendre à une métropole prospère, dans un cadre avenant, cohérent et structuré.