Régional

À vrai dire…L’écologie à l’épreuve !

La problématique de l’environnement demeure l’un des soucis majeurs dans nombre de régions du pays. En dépit des efforts déployés pour enrayer sa propagation, il s’avère que cette situation ne cesse de s’aggraver, au fil des jours. À ce propos, on évoquera le cas de l’oued Souss, relevant de la province d’Inezgane Ait Melloul. La station de traitement des eaux usées de l’office national de l’eau potable, située à  la commune rurale de Drarga, montée pour apurer des ressources hydriques destinées à des fins agricoles, ne semble pas satisfaire les agriculteurs des parages. En effet, ces derniers, pour des blocages plutôt d’ordre psychique, ont du mal à tolérer des eaux usées, même traitées, sur leur terres, estimant que c’est une atteinte à la moralité
C’est ainsi que ces eaux purifiées non exploitées sont versées dans l’oued Souss pour s’en débarrasser. Un gros gâchis qui jette par la fenêtre tout un processus coûteux de collecte et de traitement technique. Cependant, ces eaux jetées dans le fleuve à sec se transforment en une série de marécages, allant jusqu’aux environs d’Inezgane. Ces mare d’eaux stagnantes drainent des insectes, en particulier des moustiques qui empestent les lieux et vont attaquer les populations limitrophes, leur causant une maladie cutanée dite leishmaniose dont certains cas sont décelés, au grand jour, selon les service d’hygiène. Depuis déjà plus de sept ans, cette calamité provoque un profond malaise au sein de la population environnante, dû aux odeurs nauséabondes et des morsures infectieuses, allant jusqu’à soupçonner les anophèles. Alors que le problème est très simple, nécessitant la conjugaison des efforts des instances concernées.
En fait, il a fallu l’intervention du ministre de la santé afin de stopper la prolifération de cette sorte d’épidémie préoccupante dont les prémices sont déjà détectés. Cette intervention a rapidement précipité l’implication des services de la RAMSA qui ont finalement accepté de recevoir l’excédent les eaux usées traitées dans ses égouts, par le biais de la mise en place d’un branchement pour évacuer les eaux. Mieux encore, d’autres services, plus spécialement le bassin hydraulique s’attelle au pompage des eaux cumulées dans les étangs, avant qu’elles ne s’infiltrent dans les canaux souterrains et polluent les conduits qui alimentent les citoyens en eau potable. Pour des démarches anodines, mais combien décisives, le sens de la responsabilité devrait être de mise, car comment peut-on se jouer de la vie des populations pour un simple geste de réhabilitation ?
Saoudi El Amalki

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