Saoudi El Amalki
Notre pays vient de prouver sans nulle complaisance qu’il en mesure d’abriter des rendez-vous sportifs de haute gamme. La Coupe d’Afrique des Nations en a été une belle illustration sur tous les plans, de par la panoplie des stades de haut standing, de l’affluence phénoménale émanant de tous bords, de la qualité des services et des prestances prodigués aux divers visiteurs. Sauf les renégats et les récalcitrants, toute la communauté internationale en a fait l’éloge de la manière la plus authentique au point de reconnaître que cette édition Maroc 2025 est la plus réussie de toutes celles qui ont précédé. Ces témoignages qui réchauffent les cœurs sont exprimés par aussi bien les décideurs des organismes mondiaux de football que nombre d’experts et connaisseurs en matière de l’organisation des compétitions planétaires…
Le Maroc a donc bel et bien hisser la barre très haut, relever le challenge et honorer les engagements à ce propos, en dépit des coups bas vains, fomentés pour déstabiliser et défaire ce projet constituant un réel test de la prochaine coupe du monde 2030. Certes, ces malveillances sordides ont pu priver le royaume du sacre africain tant convoité, mais peu importe si le défi investi fut admirablement surmonté, haut la main. On a perdu la coupe mais gagné la sympathie, la confiance et le satisfecit de la sphère sportive du monde entier. Ce ne serait que partie remise pour la consécration africaine qui échappe toujours à cette fulgurante envolée des équipes nationales, garçons et filles. On saura se relever de la défaite et glaner davantage de victoires puisqu’on a mis les assises de le développement du football national, à travers les infrastructures sportives, les formations des jeunes et les stratégies et les programmes à long terme…
Il va falloir alors, éviter de dormir sur ses lauriers, cesser de pousser des jérémiades sur les injustices subies, poursuivre les conquêtes à brides abattues. Le Maroc a toujours été une grande nation de football, depuis la perle noire Larbi Benbarek à Brahim Diaz, en passant Ahmed Faras. Il ne fait pas de doute que la CAN qu’on croit parfaite et sans aucune bavure est certainement entachée de lacunes qu’il importerait de proscrire avant la prochaine échéance mondiale. Tout au long de la CAN, on a sûrement enregistré des anomalies au niveau du transport, de billetterie, du clientélisme et monopole des services (zones fans), de l’exclusion d’entreprises régionales respectives, de l’anarchie dans bien des cas. Il est loisible de se mettre autour d’une table afin de décortiquer point par point ces irrégularités et dépassements en toute franchise et sans dérobade, en vue de détecter les responsables des bévues, faire les réajustements qui s’imposent et lever le livre blanc de ce triste bémol…
