Régional

Abattage de chiens à Agadir: Vous avez dit un « scandale »!

Sang, coups de feu, fusils, cartouches éparpillées sur le sol, mise en garde aux habitants pour se terrer chez eux. A en croire, un quotidien en ligne, le huffpostmaghreb.com pour ne pas le nommer, c’est l’apocalypse à Agadir et dans la commune voisine d’Aourir. Le tout à cause d’une opération d’abattage de chiens errants. Une « opération commando »  ordonnée, selon la rédactrice française de l’article, par la Wilaya,avant l’arrivée de la commission de la FIFA qui va décider du sort du dossier du Maroc pour l’organisation du Mondial !  

Décidément, le mot « SCANDALE » utilisé en lettres capitales, an début dudit article, est très bien choisi. Il décrit à merveille l’esprit de son auteure qui, sembel-t-il,  est adepte de sensationnalisme fort et de films d’horreurs et d’intrigues, un cocktail corsé d’angoisse, de cruauté et de complots.

« La légèreté avec laquelle ce média traite l’information qui lui parvient est déconcertante. Les rumeurs et les écrits et témoignages anonymes sur différents réseaux sociaux, deviennent ainsi des vérités infaillibles juste parce qu’elles émanent de ressortissants de nationalité française comme la journalistes », estime un observateur averti.

On parle ici d’accusations très graves allant jusqu’aux « menaces racistes » portées contre ces « témoins » par le représentant des autorités, en l’occurrence le Caid.

L’article est en effet intriguant à plus d’un titre. Que viendrait faire, au juste, la commission de la FIFA à Aourir? Peut être, la journaliste française est bien dans le secret du programme du groupe de travail chargé de l’évaluation des candidatures et connaitrait même à merveille ses membres et combien ils raffolent des tajines d’agneau et de poulet et des petites bananes succulentes qui font la renommée d’Aourir.

Dans son article, elle a bien mentionné qu’une convention a été signée entre la commune urbaine d’Agadir et une association dirigée, quel hasard, par une autre ressortissante étrangère.L’objet: capturer,  stériliser, vacciner, taguer et… relâcher les chiens dans leur lieu de capture. Le coût est supporté,des années, depuis par la ville, c’est-à-dire, les deniers publics, à hauteur de 700.000 DH pour la seule année 2018.

Aussi bien dans le quartier balnéaire et touristique, que dans les autres quartiers plus populaires, le problème des chiens errants reste néanmoins posé et, de manière inquiétante, de l’avis des Gadiris.  Ces hordes de chiens, qui sèment parfois la panique parmi les habitants, donnent de la ville l’image d’une bourgade.

Ce constat démontre, selon de nombreux témoignages, l’échec de cette approche choisie par la commune en s’alliant avec ladite ONG qui, étrangement, s’est aussi associée à cette campagne de dénigrement.

« Beaucoup de riverains appréhendent de sortir tôt le matin, ou de rentrer tard le soir, à cause des dizaines de chiens presque sauvages qui envahissent le quartier et qui pourraient couver des maladies », s’insurge  un habitant de Hay Mohammadi.

La commune sera bien avisée de prendre ce problème à bras le corps. Il est impératif de renforcer le service d’hygiène en moyens matériels et humains pour assurer les opérations de capture loin de toute maltraitance, estime un acteur associatif.

Au lieu de laisser les chiens errer après une simple opération de stérilisation, l’ONG désignée doit plutôt mettre en place une structure adéquate d’accueil, tel un refuge pour prendre réellement soin de ces canins, insiste un vétérinaire de la place.

Il y va de la sécurité, de la quiétude des habitants, et de la qualité de vie et de l’image de la ville d’Agadir.  Indéniablement, il y va aussi de la protection nécessaire des animaux.

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