L’association marocaine de la protection des fonds publics a déposé, mardi dernier, une requête au parquet, réclamant l’ouverture une profonde enquête autour de suspicions de prévarication et de dilapidation de fonds publics au sein de l’enseignement supérieur et de recherche scientifique à l’époque de l’ex ministre Abdeltif Miraoui. Le président de l’association en question, Mohammed El Ghelloussi, a précisé que l’action intervient, juste après ce que la presse nationale a émis à propos de la contractualisation de l’ancien ministre avec un hôtel luxueux de Rabat pour un montant de 62 millions en échange de préparation des repas de huit personnes au sein desquelles des personnes n’ont aucune relation avec le ministère. En plus de la disparition des smartphones, des tablettes et des cartes de carburants. M. Ghelloussi aura souhaité que le parquet soumette la plainte de l’association à la police judiciaire pour qu’elle entreprenne toutes les investigations pour dévoiler les circonstances relatives à ce qui a été soulevé à ce propos, prendre connaissance des documents suspects, les perquisitionner en faveur de l’enquête, auditionner toutes les parties y compris le ministre limogé, préparer les résultats et poursuivre toutes les personnes impliquées, sans distinction ni complicité complaisance. Le président de l’association a révélé dans son mur au Facebook que « l’on ne peut combattre la malversation et la dilapidation du fonds publics en se contentant de poursuivre uniquement les élus, dans les grands responsables, à leur tête les ministres. Cette approche constitue une injustice dans l’application de la loi envers tout le monde et une atteinte aux articles 1 et 2 de la constitution. Et de poursuivre : « nous aspirons dans notre association que des mesures fermes soient prises à l’encontre des voleurs des fonds publics et que leurs propriétés soient réquisitionnées et confisquées ». M. El Ghelloussi estime que les défis auxquels le Maroc fait face aujourd’hui nécessite la réduction des disparités sociales et territoriale et la confrontation du phénomène de l’exaction qui menace l’Etat et la société ». Il a indiqué que « tous les indicateurs confirment l’intrusion de la forfaiture et les réseaux qui bénéficient et que l’exploitation des institutions et des départements publics pour cumuler de richesse, présente un réel péril sur l’ensemble des citoyens et aggrave le fossé entre l’Etat et la société ». Dans sa doléances présentée au parquet, l’association marocaine de la protection du fonds public considère que « le contrat avec l’hôtel luxueux s’il existe, pose un tas de questions qui nécessitent des réponses claires sur l’utilité ou la nécessité d’établir ce contrat du fonds public, les conditions du contrat avec l’hôtel, le respect de la concurrence Etna transparence, les règles des marchés publics ». Ce contrat, poursuit la plainte, interpelle autour des personnes bénéficiaires et s’il est question exclusivement des menus alimentaires et les services que présentent ceux-là au ministère. « Les protecteurs des fonds publics » soulignent que ces questions et bien d’autres constituent un prélude pour élucider toutes les circonstances et vicissitudes afférentes de ce contrat et que la disparition des biens du ministère constituent des faits et des actes à caractère pénal et entrent dans le cadre de la peine de dilapidation des fonds publics. Cette association revendique du parquet d’émettre des instructions à la police judiciaire afin de s’atteler à entamer les enquêtes en rapport avec les faits précités et prendre connaissance des documents inhérents au sujet de cette question, les mettre à la disposition des enquêteurs ainsi que les auditions des éclairages de l’ancien ministre évincé Abdeltif Miraoui. L’association sollicite également l’audition du représentant juridique de l’hôtel luxueux présumé avoir signé le contrat, ainsi que les personnes qui s’approprient les smartphones, les tablettes et les cartes de carburants pour chercher les causes de ce bénéfice, ses conditions et les raisons de leur disparition, en plus de l’audition toute personne pouvant être utile aux recherches.
