Société

Affaire « Kenza Khchichen » : Appels à sévir contre le pillage de l’argent public

L’affaire « Kenza Khchichen » continue de susciter des réactions d’indignation et une avalanche de critiques à l’encontre de toute personne impliquée, notamment l’ex-ministre de l’Education nationale et président du conseil de la région de Marrakech-Safi, Ahmed Kchichen.

Ainsi, l’Observatoire national de lutte contre la corruption et de protection et des biens publics a appelé à ouvrir une enquête pour élucider cette affaire impliquant la fille du président de la région Marrakech-Safi dans un accident de la circulation alors qu’elle était au volant de la voiture de service de son père et à sévir contre toutes les personnes qui y sont impliquées.

Le bureau régional de l’Observatoire à Marrakch-Safi a exprimé son indignation face à l’exploitation illégale des biens de la région et du pillage de l’argent public.

L’Observatoire a exhorté également tous les activistes à se mobiliser pour réclamer l’ouverture d’une enquête générale sur les affaires touchant au pillage et à la dilapidation des biens publics, notamment celles qui ont été soumises à la justice.
Des activistes sur les réseaux sociaux ont appelé, de leur côté, à faire valoir le principe de la réédition des comptes et à révoquer Ahmed Khchichen. Ils réclament également des explications de la part du ministère public sur sa décision de poursuivre la mise en cause en état de liberté provisoire.

D’autres, ironisant, ont appelé à poursuivre le poteau percuté par la fille de Khchichen et ont allé même jusqu’à faire un montage d’une photo montrant le poteau se tenant debout devant le juge.

Rappelons que Kenza Khchichen, âgée de 18 ans, qui a heurté, la semaine dernière un poteau électrique situé sur le boulevard Ben Barka à Rabat avec une voiture de service de son père, est poursuivie en état de liberté provisoire pour les chefs d’inculpation de «défaut de permis, absence de manœuvre pour éviter l’accident et détérioration des biens de la commune».

Elle a été libérée après avoir déposé une caution de 3000 dirhams et devra se présenter devant le tribunal au cours du mois d’octobre.

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