La Fondation « Touche pas à mon enfant » a annoncé dans un communiqué qu’elle a «pris en charge le dossier de Khadija, enfant mineur abusé sexuellement à Ben Guerir, qui s’est immolée par le feu pour protester contre la libération de ses violeurs jugés devant le tribunal de première instance alors qu’ils devaient comparaître devant une chambre pénale compte tenu de la gravité de leur crime ».
La Fondation exhorte la justice de la ville de Ben Guerir à transmettre le dossier au tribunal de Marrakech spécialisé en la matière et informe que tout sera mis en oeuvre pour que justice soit faite.
Née en 1999, Khadija avait été violée à la fin de l’année dernière par six hommes qui avaient filmé la scène.
Mis aux arrêt, ils ont comparu devant un juge du tribunal de première instance de Ben Guerir qui a décidé de les placer en liberté conditionnelle. « Des personnes influentes seraient intervenues en leur faveur », confie une source proche du dossier.
Les six hommes auraient alors fait pression sur Khadija pour qu’elle abandonne les poursuites judiciaires en la menaçant de diffuser la vidéo qu’ils ont filmée lorsqu’ils l’ont violée.
C’est face à ce chantage que la jeune fille est passée à l’acte le 29 juillet en s’aspergeant de produit inflammable avant de se mettre le feu sur une des avenues de Benguerir. Rapidement transportée à l’hôpital Ibn Tofail de Marrakech avec des brûlures au troisième degré, elle n’a pas survécu. L’autopsie pratiquée à la suite de son décès a révélé qu’elle était enceinte.
