De nouveaux heurts ont opposé dimanche soir différentes factions d’étudiants de l’Université Ibn Zohr provoquant d’énormes dégâts matériels dans les locaux de la cité Universitaire.
Ces violences regrettables relancent le débat sur la sécurité des étudiants et des cadres de l’université ainsi que sur le climat de sérénité qui doit prévaloir dans cette institution qui accueillent des milliers d’étudiants venus de tous le sud du Maroc.
Selon le directeur de la cité universitaire, Hanafi Nadifi, les heurts ont provoqué d’énormes dégâts dans la devanture du bâtiment, les portes et les fenêtres ainsi que les caméras de surveillance dans une tentative pour dissimuler l’identité des fauteurs de troubles.
Ces actes de vandalisme ont débuté vers minuit et se sont poursuivis jusqu’après 3H00 du matin, installant un climat de peur dans cet établissement qui accueille 1600 étudiants et étudiantes.
Au lendemain des actes de hooliganisme à Al-Hoceima et à Sidi Kacem, les incidents d’Agadir appellent sans aucun doute outre une approche sécuritaire, une approche plus globale qui prend en compte les racines et les motivations de cette violence gratuite de la part d’une jeunesse prompte à recourir à la force aveugle et à la destruction des biens d’autrui.

