Le réalisateur, scénariste et producteur Abdelkader Lagtâa est l’un des pionniers ayant contribué à rendre le 7ème marocain populaire auprès du grand public, à travers son long-métrage « Un amour à Casablanca » produit en 1991, a indiqué le critique de cinéma, Mohamed Bakrim.
« Lagtâa est un artiste engagé. Son art se nourrit des sujets qui préoccupent la société, notamment les tourments de l’individu dans son interaction avec les mutations que vit la société », a-t-il souligné dans une déclaration à l’occasion d’un hommage rendu à cet artiste jeudi à Agadir au festival universitaire sur la littérature au cinéma.
Né en 1948, à Casablanca, Mohamed Lagtâa est lauréat en 1975 de l’École nationale supérieure de cinéma de Lódz, en Pologne, dont deux de ses prestigieux lauréats sont Andrzej Wajda et Roman Polanski.
Durant 40 ans de carrière, il a réalisé des films documentaires et des fictions dont, entre autres, Un Amour à Casablanca (1991), La Porte close (1995), Les Casablancais (1998), Face à face (2002), Entre désir et incertitude (2010) et La Moitié du ciel, adapté du livre autobiographique La Liqueur d’aloès de Jocelyne Laâbi, en 2015.
Ces œuvres qui témoignent de son engagement militant ont obtenu plusieurs distinctions lors des festivals organisés tant au Maroc qu’à l’étranger, a rappelé Mohamed Bakrim, président du jury du festival d’Agadir qui se poursuit jusqu’à samedi.
Son documentaire « Entre désir et incertitude », portant sur le cinéma marocain, a été présenté en avant-première à l’Institut Lumière en mai 2010 dans le cadre du festival « Fenêtres sur le cinéma du Sud ».
Outre Abdelkader Lagtâa, le festival universitaire d’Agadir qui entend valoriser les films inspirés des œuvres littéraires, a rendu hommage également à deux autres figures du monde du cinéma: le réalisateur marocain Hamid Bennani et le fondateur et ancien directeur de l’Ecole supérieure d’audiovisuel de Toulouse (France), Guy Chapouillé
