Une nouvelle équipe siège à la direction du Réseau de Développement du Tourisme Rural (RDTR). Son nouveau président, Sabri Abdelhakim est confiant en un avenir meilleur du tourisme rural.
Le Réseau de Développement du Tourisme Rural (RDTR) a tenu son Assemblée Générale Ordinaire et son Assemblée Générale Extraordinaire le 30 Mars dernier au siège du Conseil Régional de Souss Massa e présence de Brahim Hafidi, président de la région Souss Massa, de Aziz Fatouak, Délégué Régional de tourisme et des acteurs touristiques locaux.
Après l’approbation, à l’unanimité des rapports moral et financier, et en raison du nouveau découpage régional, des amendements ont été approuvés pour mettre à jour les statuts du Réseau, notamment avec l’arrivée de la province de Tata dans la région Souss Massa.
Arrivant donc à terme de son mandat, l’équipe sortante a passé la torche et les espérances des acteurs du tourisme rural au nouveau bureau. Le nouveau président du RDTR, Sabri Abdelhakim.
Pour donner au concept du tourisme rural toute son étendue, le nouvel homme fort du RDTR, conscient des enjeux mais surtout des potentialités du tourisme rural, fonde sa stratégie sur « La multiplication des efforts à l’adresse des acteurs du tourisme au niveau régional, national et international, l’importance de la commercialisation du produit, la préservation des ressources environnementales comme garant du développement du tourisme rural et la communication avec le ministère de tutelle ».
Le tourisme rural peine à se trouver une place dans la promotion touristique de la région. Longtemps relégué au dernier plan, les décideurs, institutionnels élus ou étatiques gagneraient à considérer le tourisme rural dans sa globalité, non pas comme complément mais comme la seconde face d’une pièce, pour diversifier l’offre touristique et drainer davantage de touristes.
La promotion de la région Souss Massa avec comme dénominateur essentiel, le front de mer et le potentiel balnéaire, est un cliché abondamment consommé, occultant les richesses dont recèle l’arrière-pays, qui reste, une niche toute aussi prometteuse pour intéresser le touriste.
Les temps de crise par lesquels passe le secteur du tourisme, en raison de la conjoncture internationale et des événements liés aux répréhensibles actes terroristes, devraient être un catalyseur pour les décideurs pour révolutionner les termes de promotion. Mais pour intéresser le touriste quel qu’il soit, il faut d’abord mettre en valeur les produits, les sites qui font la fierté des gens de l’arrière-pays, les recentrer dans les campagnes promotionnelles régionales d’abord et proposer le tout aux tours opérateurs et aux professionnels.
Abou Al Anouar