Saoudi El Amalki
Depuis un peu plus de deux ans, la capitale du Souss resplendit dans tous les sens, flambante aux éclats du projet Royal. La ville fulmine sous les créneaux de la Kasbah qui surplombe l’océan luisant, chatoie aux réverbères des ondées de la corniche en splendeurs et miroite aux artères limpides et parcs verdoyants. Et comme si ces orfèvreries naturelles ne suffisaient pas, le Souverain a eu la judicieuse décision de nommer un érudit à la tête de cette région pour boucler la boucle du chef-lieu en pleine reviviscence. Au fil du temps, le nouveau venu mit le feu dans tous les compartiments de la cité en verve, conquit les cœurs des populations et enflamme un collectif acquis à cet engouement tonitruant. Durant toute la semaine, il s’attelle aux multiples manèges et le week-end, il enfile ses baskets, non pas dans le but de s’endimancher aux ballades dominicales, mais pour faire le point sur tel ou tel ouvrage en confection…
La cadence du travail s’accentue sans relâche ni répit au point de faire fleurir une ville, au grand bonheur de ses résidents, mais aussi aux visiteurs dont le lieu de séjour printanier et estival de prédilection, s’est foncièrement ornementé aux plaisirs de l’attractivité des prestances et la qualité des finitions. Tambours battants, il se met à éperonner l’entreprenariat pour rehausser son offre et ses apports, aiguillonner tous les secteurs extérieurs en vue de relever leur rythme de rendement et inciter les intellects à penser plus, les artistes à créer davantage et les sportifs à s’armer de l’esprit de la gagne. Toujours au four et au moulin, tout en demeurant humble et circonspect, il tient un discours d’optimisme, d’un ton de mobilisateur et de fédérateur, empreint d’éloquence et de réthorique, en direction des potentiels parmi les différents tissus de la vie active…
À mesure que l’élan métropolitain de la ville prend forme, les nihilistes et les renégats finissent par se rendre à l’évidence qu’il n’y ait plus de place pour leurs fantaisies, face à la machine qui tourne sans arrêt. Et puis, bien à la veille de la grande messe de football à laquelle le stade Adrar prend part, le Wali s’y mettait il y a quelques mois, en compagnie du staff concerné, pour tenir deux colloques de sensibilisations, animés par des experts et des compétences à l’échelle aussi bien locale que nationale. Parallèlement, il met les bouchées doubles pour aménager et agrémenter le pourtour du stade afin d’en faire un site sublimant à l’œil et à l’accueil des joueurs africains de la CAN et leurs fans. Et cet envol ne fait alors que commencer ! Imaginez quel serait le visage de la cité « martyr » en 2030 qui coïncidera avec la coupe du monde de football. Sans nul doute, à ce rythme où les chantiers et les projets fleurissent, avec ferveur et célérité, Agadir sera, à coup sûr, une destination Centrale Chic-Choc. Merci M. le Wali, on vous adore et on est bien fier de vous !…
