Un mouvement de grève a paralysé, mardi, Souk El Had d’Agadir. Les commerçants protestent contre le cahier de charge et une taxe municipale instaurés par la mairie dirigée par le PJD.
La grève qui devrait se poursuivre mercredi, a été largement suivie au niveau de ce complexe commercial, l’un des plus grands d’Afrique. Le marché de gros d’Inezgane a été également affecté par ce mouvement de débrayage, apprend-on auprès des professionnels.
Selon Bouchaaib Kabili, président d’une association de commerçants, la mairie persiste à ignorer les revendications légitimes des professionnels mettant en péril la source de revenue de centaines de familles.
Pour les mêmes raisons, l’Association des bazaristes et le regroupement des restaurateurs d’Agadir ont organisé un st-in devant l’hôtel de ville, pour dénoncer l’absence de dialogue de la part de la commune urbaine, à l’heure, disent-ils, où le secteur est en grande difficulté vu le marasme que connait le secteur touristique.
Leur grève a été partiellement suivie, a-t-on constaté au centre ville dans la matinée.
Il ne s’agit pas du premier mouvement de contestation de la part des commerçants contre cette mesure de la commune. Ils menacent aujourd’hui de recourir à d’autres formes de protestation.
La commune urbaine va-t-elle se plier aux doléances des commerçants ou du moins ouvrir un dialogue avec eux pour désamorcer la situation?

