Politique

« Al Adl Wal Ihsane » se réjouit du faible nombre des inscriptions sur les listes électorales

La Jamâa d’Al Adl Wa Ihsane (Justice et Charité) s’est réjouit du faible nombre des demandes et de transfert d’inscription sur les listes électorales en prévision des prochaines élections législatives prévues en octobre prochain.

Pour la Jamâa, le nombre total des demandes d’inscription sur ces listes, qui a atteint 500 305, reflette clairement la réticence croissante des différentes catégories sociales, particulièrement des jeunes, envers cette opération et les élections dans leur globalité.

Le mouvement islamiste tolère mais pas légalisé par les autorités marocaines, sur son site web, considère que « l’incapacité de l’Etat, malgré ses moyens, et des partis politiques avec leurs outils de propagande à convaincre le peuple marocain par l’offre politique officielle, illustre la perte de confiance dans ce processus absurde qui n’a pas permis au Maroc le développement, le progrès, le décollage, la liberté, la démocratie et la dignité malgré les différentes élections qu’il a connues », a rapporté le site Hespress.

Selon ce mouvement d’opposition, le nombre de marocains non-inscrits sur les listes électorales et les abstentionnistes dépassent les 11 millions, estimant que près de 10,5 millions de citoyens s’abstiennent et boycottent dès maintenant « le processus électorale absurde » et « la farce du Makhzen » qui dure depuis l’indépendance.

Omar Ihrachane, membre influent du mouvement, estime que le nombre de marocains qui se sont inscrits sur les listes électorales est le plus faible jamais atteint, notant que par le passé ce nombre n’a jamais été en dessous d’un million.

Sur sa page Facebook, Ihrachane a ajouté que « la campagne menée par l’Etat et les partis politiques n’a pas réussi à attirer de nouveaux électeurs, ce qui signifie que les élections au Maroc n’ont plus aucun attrait sur le citoyen dont le désintérêt est devenu une position politique de protestation, car c’est la seule arme dont il dispose ».

Pour lui, les responsables en charge des élections devront remplacer « les listes électorales par l’inscription automatique en vue de déterminer le taux de participation sur la base de l’ensemble de la masse électorale réelle et non pas en fonction des inscrits sur les listes ».

De cette manière, a-t-il affirmé, « chacun connaitra sa taille réelle, et le monde verra que les élections au Maroc ne permettent pas l’émergence d’institutions représentatives, mais des institutions d’une minorité » qui est loin des préoccupations du peuple, ajoute Hespress.

article19.ma

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *