A la une | International

Algérie: Béjaïa Brûle, les autorités préférent accuser des «mains étrangères»

La situation reste confuse à Béjaïa en Algérie au deuxième jour d’un mouvement de débrayage des commerçants.  La violence a quelque peu diminué en intensité dans le chef-lieu de la wilaya mais des foyers sont apparus dans d’autres localités.

Au lieu de chercher ades solutions  aux doléances des populations, les autorités s’obstinent à accuser des «mains étrangères».
Dans la ville d’Akbou, des émeutiers ont incendié l’administration des impôts et se sont attaqués à d’autres édifices publics. La police anti-émeute est intervenue pour disperser la foule.
A Tazmalt, par contre, les émeutes qui ont opposé la veille des jeunes aux gendarmes se sont estampées. Mais les commerçants ont baissé rideau avant de décider d’ouvrir dans l’après-midi pour «apaiser la situation».
La tension reste perceptible dans différentes localités. Les commerçants «ont peur» de rouvrir leurs magasins, surtout que, concrètement, il n’y a pas de revendications claires. Pis, «des commerçants ont reçu des menaces non identifiées», nous a un confié un restaurateur, contacté par téléphone. Comme lui, beaucoup d’autres commerçants ne connaissent pas l’origine de ces appels ni de ces menaces. Pis, des témoignages indiquent que les pilleurs de la veille ne sont même pas de la région. La preuve est qu’ils se sont attaqués à des établissements qui ne sont pas liés à la loi de Finances, à l’image de la direction de l’Education ou encore à des magasins appartenant à des entreprises privées comme Condor ou encore Ooredoo.
Pour seule réponse, le ministre de l’Intérieur a promis, dans une nouvelle déclaration, que «la loi sera appliquée» et que ce qui se passe à Béjaïa est «intolérable». Il accuse des «mains étrangères» qui exploitent des « relais locaux» pour créer une situation du chaos.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *