Réagissant à la Une du Point qui a traité Recep Tayyip Erdogan d’ »éradicateur » des Kurdes en Syrie, le porte-parole du Président turc a accusé la France d’avoir massacré des milliers de personnes et d’avoir pratiqué le commerce des esclaves dans ses anciennes colonies africaines.
La Une du Point, qui a accusé le Président turc de « nettoyage ethnique », a suscité une vive réaction de la part d’Ankara. Ainsi le porte-parole du Président turc, Ibrahim Kalin, a violemment critiqué la France pour les crimes qu’elle a commis, selon lui, en Afrique pendant l’époque coloniale.
« La France qui a colonisé de nombreux pays africains comme l’Algérie et le Maroc, qui a massacré des milliers de personnes, pratiqué le commerce des esclaves et qui a regardé le génocide au Rwanda. Et un magazine français qui a lancé une calomnie de nettoyage ethnique contre nous! », a-t-il écrit sur son Twitter.
La France qui a colonisé de nombreux pays africains comme l’Algérie et le Maroc, qui a massacré des milliers de personnes, pratiqué le commerce des esclaves et qui a regardé le génocide au Rwanda.
Et un magazine français qui a lancé une calomnie de nettoyage ethnique contre nous! pic.twitter.com/nmc2CuY7h6— İbrahim Kalın (@ikalin1) October 24, 2019
Il a expliqué « des attaques » contre le Président par la panique que l’armée turque a provoquée avec « le coup dur porté » au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) en Syrie.
« Les Kurdes ne sont pas vos mandataires et ne le seront pas. Vos journées de colonisation sont finies », a-t-il martelé.
Erdogan porte plainte contre Le Point
Vendredi 25 octobre, Recep Tayyip Erdogan a porté plainte auprès de la justice turque contre Le Point pour « insulte au chef de l’État ». Dénonçant une atteinte à l' »honneur et à la dignité » du Président turc, la plainte vise le directeur du magazine, Étienne Gernelle, ainsi que son rédacteur en chef de la rubrique International, Romain Gubert.
À son tour, l’hebdomadaire français a assuré vendredi par la voix de son directeur qu’il « ne lâcherait rien ». Gernelle a notamment déclaré : « Nous ne retirons pas un mot de ce que nous avons écrit ».